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MONKEY SHINES1988
RÉALISATION: George A. Romero George A. Romero est un réalisateur moyennement prolifique, mais qui s’est fait connaître avec sa saga des morts-vivants (Night Of The Living Dead et compagnie). Cependant, en dehors de ça, ses films sont généralement assez moyens. Monkey Shines en est un bon exemple. Alors qu’il fait sa marche du matin, Allan est percuté par un camion. Malheureusement, cet incident le rend paraplégique et sa femme le quitte pour son docteur. Geoffrey, un ami d’Allan qui fait des expériences sur des singes, lui donne un "aide-singe". Alors, Melanie (la dresseuse de l’aide-singe) lui apprend à vivre avec le singe (appelée Ella) et les deux finissent par tomber en amour. Si au début, Allan aime beaucoup Ella, il se rend vite compte que cette dernière est dangereuse. Il semblerait qu’un lien télépathique les unissent et elle se met à assassiner les "ennemis" de son maître. Comme, vous l’avez peut-être constaté en lisant le résumé, le principal défaut de Monkey Shines est qu’il rempli d'histoires secondaires inutiles. Celles-ci ne sont pas nécessairement inintéressantes, mais elles empêchent le scénario d’avancer à un bon rythme. L’histoire d’amour entre Allan et Melanie est assez "cucul" et pas vraiment nécessaire à l’intrigue. Il y a également l’histoire de Geoffrey qui fait des études sur les singes en leur injectant des produits afin de les rendre plus intelligents. C’est l’histoire la plus intéressante mais malheureusement, elle est peu développée. On ignore aussi pourquoi Allan a un lien télépathique avec son singe. Il y a plusieurs autres histoires, mais la principale est celle avec le singe et son maître dont les relations se détériorent. Au début, c’est un singe très attachant et attendrissant qui fait plein de tours: il est impossible de le détester! D'ailleurs, j’en voudrais un pareil chez moi! Puis, tout bascule et le singe devient de plus en plus mesquin et il va jusqu'à tuer. Son parcours est réellement passionnant. La réalisation n’est pas mauvaise, mais elle est trop fade à mon goût. Il n’y a pratiquement aucun plan sortant de l’ordinaire, ni aucun décor ou éclairage vraiment spécial. La musique est également plutôt banale et ne concorde pas vraiment avec un film qui se veut horrifique. Les acteurs sont peu convaincants et certains personnages sont même très détestables (surtout la mère et l’infirmière). Les effets gores de Savini sont quand même acceptables mais pas assez nombreux à mon goût. De plus, la dernière partie s’étire un peu trop et j’aurais pu fortement me passer de la fin à l’eau de rose. Aussi, contrairement à d’autres films de Romero comme Dawn Of The Dead ou The Crazies, la critique sociale est peu dominante dans le film. Il n’y a pas grand-chose de réellement percutant, outre quelques expériences cruelles sur des animaux et la citation "tu ne peux gagner contre moi, je suis un humain ; je peux tricher, mentir, voler etc.". Malgré plusieurs défauts, Monkey Shines est quand même un film pas trop mal qui se laisse regarder. Évidemment, c'est loin d’être le meilleur film de Romero et ça n'accote pas ses classiques comme Night Of The Living Dead ou Dawn Of The Dead, mais pour un fan du réalisateur, ça vaut tout de même la peine.
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