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MONSTERS
2010
RÉALISATION:Gareth Edwards
SCÉNARIO: Gareth Edwards
AVEC: Whitney Able, Scoot McNairy et Kevon Kane
Attention: ceci n’est pas un film d’horreur!
Six ans auparavant, la NASA découvre qu’il y aurait de la vie dans notre système solaire. Ils ont donc envoyé une sonde pour récupérer un échantillon, mais la sonde s’est écrasée au Mexique. L’échantillon s’est échappé et de nouvelles créatures géantes ressemblant à des pieuvres sont apparues. C’est ainsi que des années plus tard, le photographe Andrew se retrouve au Mexique en quête de photos payantes. Il recevra par la suite la mission d’escorter la fille de son patron, Samantha, hors du pays avant que les monstres ne se préparent pour leurs rituels de reproductions qui empêchera quiconque de quitter le pays pendant six mois.
Ça va être une dure critique à écrire, car en fait, je n’ai pas grand-chose à dire autre que : « C’est un très bon film, mais… ( haussement d’épaules ) je sais pas! »
Gareth Edwards offre à Monsters une réalisation simple mais efficace. En fait, Monsters tient plus du road movie/comédie romantique qu’autre chose. Tout le long du film, Edwards nous montre des paysages à couper le souffle, parfois accompagnés d’une narration des personnages. Edwards laisse parler son film plutôt que ses personnages, travaillant ainsi plus fortement la sensibilité du scénario.
De plus, il a réussi à créer un univers parallèle, dans lequel les extra-terrestres cohabitent avec les humains, extrêmement intéressant et riche visuellement. On nous montre une pléiade d’images d’un Mexique dévasté et détruit par les énormes créatures. D’ailleurs, celles-ci sont extrêmement bien faites et semblent même tout droit sorties de l’imagination de H.P Lovecraft, les créatures étant les petits frères de Chtulu! Le plus incroyable, c’est qu’il a réalisé son film et effectué ses magnifiques effets avec très peu de moyens et par lui-même, étant un ancien spécialiste des effets spéciaux par ordinateur.
Le scénario, lui, nous offre un beau drame romantique. Mais il me semble que le développement des personnages est inégal, stagnant dans le milieu du film. On voit clairement l’évolution des personnages au début et à la fin, ayant enfin trouvé ce qu’il cherchait, mais on comprend mal l’équation qui les a menés de "A" jusqu’à "B". Ou plutôt, l’équation est trop facile. Heureusement qu’au moins, le scénario évite de tomber dans les clichés. Le personnage de Samantha aurait facilement pu être une jeune fille à son papa fendante qui se prend pour une autre. Mais non, dès le début, on voit qu’une belle sensibilité se cache en elle. Elle a compris il y a longtemps que l’argent ne fait pas le bonheur. Même son de cloche pour Andrew, photographe cynique et tête en l’air qui, au fond, ne cherche qu’à être auprès de son fils illégitime.
Ce qui m’a le plus turlupiné, c’est l’utilisation secondaire, même tertiaire des monstres. L’idée de se servir des extra-terrestres que comme toile de fond est excellente. Mais Edwards ne s’en sert que pour appuyer le drame des personnages principaux. Tout comme les monstres, ils vivent dans des mondes étrangers et essaient de s’y adapter, mais sans succès. Les monstres, à part créer un univers écoeurant, ne semblent là que pour aider les épais qui ne comprennent rien. Le message aurait mieux passé autrement à mon avis. Mais bon, ce n’est qu’une peccadille! Par contre, je n’aurais aucunement voulu un film rempli de carnages à la Godzilla! Juste qu’il me semble que l’idée est mal exploitée, mais n’enlevant rien à ce que ça apporte.
Par conscience professionnelle, je ne peux pas donner une meilleure note à Monsters, même si j’en ai envie! Le film mérite amplement qu’on s’y attarde. Malheureusement, il ne m’a pas autant touché que je l’aurais voulu! Que voulez-vous, mes goûts sont classiques quand vient le temps des comédies romantiques. J’aime bien les blagues d’éjaculation devant les beaux parents ou les blagues de chiens qui viennent dans des éclairs au chocolat !!



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