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MULBERRY STREET2007
RÉALISATION: Jim Mickle N’ayant aucun moyen pour faire son film, Jim Mickle a du innover. Tout d’abord, il a utilisé le même appartement pour en construire quatre, il n’a eu qu’à le décorer de façon différente pour chaque décor. De plus, il a du filmer ses scènes extérieurs dans des rues peu fréquentées sans se faire prendre par la police. Si seulement il avait utilisé la même innovation pour écrire son scenario! Alors que Clutch, un ancien boxeur, attends l’arrivée imminente de sa fille, New York se fait infecter par un virus qui transforme les gens en monstre-rat/zombie. Clutch devra alors se barricader et aider les autres habitants de l’immeuble qu’il habite en espérant que sa fille arrive saine et sauve. Si vous vous dites que le synopsis est loin d’être original, dites vous que c’est la même chose avec le reste du film. La plus grande ressemblance de Mulberry Street est sans contredit avec 28 Days Later. Mulberry Street possède le même genre de réalisation, mais en moins bien fait. Jim Mickle va même jusqu'à imiter le même genre de grain que le film de Danny Boyle. Armée de cameras digitales à l’épaule, les caméramans semblaient soit ne pas comprendre les indications de Jim Mickle ou alors ce dernier est un metteur en scène sans talent. Il y a beaucoup trop de gros plans, la camera est trop souvent instable et les plans sont fait avec une pure banalité. Il n’y a que quelques scènes bien faites. Par exemple, lorsque Clutch retrouve sa fille alors qu’il est accompagné d’une des locataires de l’immeuble ou il habite. Cette dernière se fait alors attraper de façon tout a fait inattendue par des monstres et se fait tirer du camion par la petite fenêtre derrière. Cette scène est très jouissive, cependant, c’est une des seules que le film contient. De plus, le rythme du long métrage est mal fait. Cela prend une éternité avant que l’action ne commence et elle dure trop peu longtemps. Mulberry Street aurait surement été meilleur comme court métrage. Si seulement le scénario de Mickle et Nick Damici avait été mieux, mais on se doute qu’il ne l’est pas. Tout d’abord, les personnages de Mulberry Street sont antipathiques. On se fou complètement de ce qui peut bien leur arriver. Alors qu’au début, les résidents de l’immeuble sont assez drôles, leurs répliques ne cessent de se répéter d’une façon ou d’une autre. Ce qui fait que le petit vieux que l’on trouve comique au début, on réalise qu’il ne meurt pas assez vite rendu à la fin. C’est la même chose pour chacun des personnages. Alors que Clutch est supposé être le leader du groupe, il manque non seulement de charisme mais aussi de crédibilité comme personnage, surtout durant certaines situations. Par exemple, alors que Clutch veut aller chercher la fille sur qui il a le béguin, il décide de sortir de son appartement et d’affronter les monstres. Va-t-il s’armer d’un couteau, d’un bâton de baseball ou d’un poêle en fonte? Mais non, il va simplement mettre ses gants de boxes et frapper son chemin jusqu'à la fille! Cela me faisait penser à Mars Attack lorsque le noir se bat contre les extra-terrestre à la fin, mais réalisé par quelqu’un qui ne comprends pas que c’est une scène kitch! De plus, pour un film de monstres/zombies, Mulberry Street manque cruellement de gore et de violence. Alors que le film prend trop de temps à embarquer, on nous montre que très peu de gore par la suite. Et lorsqu’il y en a, le film est trop sombre pour que l’on puisse réellement le savourer. Ce manque de clarté est sûrement du au manque de budget. Mickle a du se dire qu’en montrant peu son gore, on ne verrait pas les défauts des effets spéciaux. C’est une bonne idée, mais il aurait du y penser avant. Qui dit film de monstres dit morceaux qui revolent et les spectateurs ont le droit d’avoir ce à quoi ils s’attendent, surtout que la tension et le suspense du film sont quasi-inexistant. Présenté par Mitch Davis comme l’un des meilleurs film à petit budget jamais produit depuis des années, c’est à se demander si celui-ci n’a pas tellement vu de merde passer sous son nez que son jugement en a été affecté.
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