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MUTANT CHRONICLES
2008
RÉALISATION: Simon Hunter
SCÉNARIO: Philip Eisner
AVEC: Thomas Jane, Ron Perlman, Devon Aoki, Benno Furmann et Luia Echegaray
Mutant Chronicles est la preuve que je suis fou. Bien que j’ai entendu que des mauvaises critiques et vu plusieurs 0/5 lui être accordés, j’ai quand même choisi de voir le film et le critiquer, pour mon bon plaisir. Mais ce que l’on ne dit pas toujours, c’est que parfois, la folie peu être payante. Mutant Chronicles est bien loin d’être un chef-d'œuvre, mais n’est pas aussi pire que l’on nous a annoncé.
Il y a des milliers d’années, une machine tomba du ciel. Elle se mit à transformer tous les êtres humains en mutants. Un guerrier réussit à unir toutes les tribus afin de détruire la menace et à enterrer la machine aux confins de la terre. En 2707, alors que la Terre est dirigée par quatre corporations, un conflit entre deux d’entre elles détruit le sceau qui retient la machine prisonnière. Alors que la Terre se meurt, un moine descendant du premier guerrier réunit quelques soldats afin de détruire la machine et sauver le monde.
Si on devait mettre la faute de l'échec de Mutant Chronicles sur une seule personne, je dirais que ce serait sur Philip Eisner et son scénario maléfique. La réalisation a bien des défauts, mais c’est le scénario qui n’arrête pas de tirer le film vers les profondeurs. Mutant Chronicles est en fait inspiré d’un jeu de rôle sur table, bien que le scénario ne fait que prendre le nom et laisse tout ce qui ressemble au jeu derrière. Ainsi donc, au lieu d’adapter le jeu, Eisner ne fait qu’effleurer les sujets qui ont fait le succès de Mutant Chronicles, tels que les histoires politiques, l’origine de la machine ou bien pourquoi est-ce que le futur est un univers « steam punk », c'est-à-dire un mélange entre le futur et le temps de la Première Guerre mondiale. Tout ça est sans compter les dialogues farfelus et drabes livrés par les acteurs, qui en mettent d’ailleurs un peu trop.
À défaut d’avoir réussi son pari, Simon Hunter a au moins le mérite d’avoir essayé. Avec Mutant Chronicles, Hunter a voulu s’approprier à sa sauce un univers visuel semblable à ceux de Sin City ou Sky Captain and the World of Tomorrow, c'est-à-dire des décors noyés dans les effets spéciaux et le CGI. Malheureusement, la plupart du temps son visuel sort très mal et parait extrêmement amateur. Je dirais même qu’ils ont été faits au Vic 20. Sinon, le départ est extrêmement confus, on mélange le passé et le présent sans rien expliquer avec des personnages que l’on ne connaît pas encore, mais qu’on nous présente comme si nous étions rendus à une heure dans le film.
Je parle du scénario, de la réalisation et tout cela, mais en fait, Mutant Chronicles est ce genre de film qui ne mérite pas vraiment qu’on en parle. Ni mauvais, ni génial, c’est un film qui ne mérite pas vraiment d’attention. J’aimerais d’ailleurs faire une analogie avec Moïse, celui qui sépara la mer Rouge en deux. D’un côté, nous avons les classiques du genre et de l’autre, les pires films que l’homme a pu créer. Ce qu’il y a entre les deux? Les innombrables films qui, comme Mutant Chronicles, ne méritent pas que l’on s’y attarde, car ils n’apportent absolument rien.
Mutant Chronicles possède toutes les caractéristiques pour passer inaperçu, vite vu et vite oublié. En tout cas, Mutant Chronicles va m’avoir appris une belle leçon: les critiques de cinéma, ben ils ne connaissent rien (moi inclus)! Mutants Chronicles n’est pas mauvais, juste inintéressant.



• Chroniques De Mutants (version française/Québec)


• Starship Troopers (1997)
• Doomsday (2008)
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