MY BLOODY VALENTINE

1981

RÉALISATION: George Mihalka
SCÉNARIO: John Beaird
AVEC: Paul Kellan, Lori Hallier, Neil Affleck, Keith Knight et Carl Marotte

De tous les clones qu'ont engendré Halloween et Friday The 13th dans les années 80, My Bloody Valentine est un des plus réussis. Bien qu'il ait inspiré le nom au légendaire groupe rock My Bloody Valentine, le film, lui, n'a pas été très populaire à sa sortie en 1981.

Les adolescents de la petite ville canadienne Valentine Bluffs ont de quoi se réjouir. Pour la première fois en 19 ans, ils pourront enfin célébrer la Saint-Valentin. Vingt ans auparavant, cinq mineurs sont morts dans une explosion pendant que les superviseurs étaient partis à la danse de la Saint-Valentin. Le 14 février suivant, le seul survivant de l'explosion, Harry Warden, revient tuer tous les superviseurs. De peur d'attirer le malheur, la ville avait décidé d'interdire toute fête de Saint-Valentin. Après 19 ans, les choses ont changé et une grande fête aura lieu. Bien sûr, quelqu'un leur fera regretter.

My Bloody Valentine est structuré typiquement comme un slasher et c'est ce que j'aime de ce film. Il n'évite aucun cliché (la journée des meurtres est une fête, le tueur masqué, la ville qui possède un passé sombre...), mais c'est pour cette raison qu'on écoute ces films-là. Pourquoi changer une recette gagnante! Le tueur du film est très intéressant, son costume consiste en un habit de mineur avec le masque respiratoire et comme arme une pioche. Son passé est très bien développé et il aurait pu devenir un autre Jason Voorhees si le film avait connu assez de succès pour en faire une suite. Qu'est-ce qui distingue ce film des autres clones est que la dernière partie du film se passe entièrement dans une mine (pour une fois ça ne se passe pas dans un camp d'été). Les survivants sont perdus et à la merci du tueur, ce qui rend les choses d'autant plus stressantes. George Milhaka n'est peut-être pas John Carpenter, mais il se débrouille assez bien comme réalisateur et réussit à créer un climat d'angoisse assez efficace. Les meurtres sont intéressants quoique pas très sanglants. Il ne faut pas blâmer le réalisateur, car c'est le studio qui a coupé tout le gore de ce film pour le rendre plus accessible.

Pour les amateurs de télé québécoise, il est à noter la présence de Carl Marotte, le Pierre Lambert de Lance Et Compte. Et pour ceux que ça intrigue, oui il meurt d'une façon assez brutale!!

Pour les amateurs de slasher des années 80, My Bloody Valentine est un film à ajouter sur votre liste d'écoute.

NOTE

SUGGESTIONS

  • Valentine (2001)
  • Girls Night Out (1984)