NEIGHBOR

2009

RÉALISATION: Robert A. Masciantonio
SCÉNARIO: Robert A. Masciantonio
AVEC: America Olivo, Christian Campbell, Mink Stole, Lauren Rooney et Pete Postiglione

Comme la publicité l’indique, Neighbor met en vedette America Olivo (du remake de Friday the 13th), ayant récemment fait la couverture du populaire magazine Playboy. Contrairement à ce que vous devez penser par contre, ce n’est pas pour le corps (assez bien taillé merci) de l’actrice que ma curiosité a bifurquée vers ce film mais pour sa description fort alléchante parue dans le guide du festival Fantasia 2009. On nous met en garde d’un film sans pitié, parsemé de brutalité extrême et d’effets à faire frémir qui vous l’aurez deviné, n’est qu’un autre piège à con implanté pour vendre des billets…

La Fille (tel que crédité dans le générique) vient d’arriver dans un quartier résidentiel avec un but bien précis: Tuer. Sous différentes identités, elle utilise ses atouts de jeune femme pour s’introduire chez les gens et les torturer à mort, car c’est apparemment son unique conception du divertissement. Comme elle ne peut rester sans victime bien longtemps, elle s’organise pour gagner la confiance de Don (Christian Campbell, The Book of Daniel), un jeune musicien peu méfiant qui l’accueil dans son studio - situé dans le sous-sol de sa maison - sans se poser de question. La Fille s’en donne alors à cœur joie avec son nouveau sujet, avant d’inclure les amis de celui-ci dans sa petite fête improvisée. Dans un contexte de rêve / déjà-vu maladroitement incorporé, le dénouement jongle durant 15 minutes avec la possibilité que « tout ça n’était qu’un mauvais rêve » avant de retomber dans une finale de tortures aussi monotone que le reste.

Je l’admets, j’aurais dû écouter les conseils de mes pairs et laisser Neighbor là où il doit moisir pour l’éternité : Dans la collection DVDs de Dominic Paulhus, entre House of the Dead et Postal! Mais sérieusement, je ne vois aucune bonne raison de perdre 1 h30 avec ce film de torture pour ados retardés.

Bien qu’il n’y ait aucun boob shot de tout le film, il s’agit clairement d’une tentative à encaisser de l’argent facile avec le nom et le corps d’America Olivo. Le scénario ne comporte absolument aucune idée ou situation originale, sans compter l’absence quasi totale de développement de personnage. Si on en savait un peu plus sur les motivations de la tueuse déjà, ça pourrait augmenter l’intérêt porté à celle-ci mais malheureusement, le protagoniste n’est ni attachant, ni détestable et encore moins crédible.

Rendons tout de même à César ce qui lui appartient : Certains effets gore - bien qu’aucunement saisissants - restent assez graphiques. C’est loin d’apaiser l’ennui mais pour un public facilement impressionnable, il y a possiblement quelque chose à se mettre sous la dent. La cinématographie aussi est généralement bien maîtrisée, bien qu’elle ne soit jamais particulièrement remarquable ou suffisante à dissimuler les horribles performances d’acteurs.

Linéaire, prévisible et insipide, après 15 minutes de visionnement je m’attendais à un navet, après 30 je savais que s’en était un et après 60, j’avais très hâte que ça finisse. En voilà un qui risque fort bien de plaire aux inconditionnels de Uwe Boll!

  • Robert Parent

  • À L’Intérieur (2007)
    Audition (1999)

     

     
     


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