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NIGHT JUNKIES2007
RÉALISATION: Lawrence Pearce Si le film de vampires classique est un des plus grands clichés du cinéma d'horreur, eh bien l'anti-film de vampires est à la vieille de le rejoindre! L'anti-film de vampires est une oeuvre traitant de vampires qui refuse toutes règles associées au genre. Ce style qu'ont préconisé George Romero (Martin) et Kathryn Bigelow (Near Dark) a aujourd'hui perdu de son impact en raison de sa surexploitation. Malgré tout, c'est l'approche qu'à choisie le jeune cinéaste anglais Lawrence Pearce pour son premier film, Night Junkies. Vincent est un jeune junkie qui ère dans les rues de Londres à la recherche de la prochaine personne qui pourra satisfaire sa dépendance. Non, Vincent ne consomme aucune drogue, c'est du sang humain qu'il ne peut se passer! Fatigué d'être seul à rechercher un remède pour soigner sa condition, il jette son dévolu sur Ruby, une danseuse érotique. Après l'avoir infecté, il lui apprend les rudiments de la vie de vampire et se créer une alliée dans sa quête. Imaginez si Anne Rice avait écrit le scénario de Requiem For A Dream, le regard traumatisant sur la dépendance aux drogues. Avec la prédilection de l'auteure pour sa mythologie des vampires, le résultat ne serait pas bien loin de Night Junkies!! Bien que le parallèle entre le vampirisme et la consommation de drogue ne soit pas nouveau (on n'a qu'à penser au récent The Thirst de Jeremy Kasten), Lawrence Pearce réussi néanmoins son pari de moderniser le sous-genre le plus ancien du cinéma d'horreur. Le cinéaste fait fit des conventions archaïques et transpose le mythe du vampire dans une réalité bien moderne. Dans Night Junkies, il n'y a aucune fierté ni prestance à être un vampire. Ces êtres sont relégués au bas fonds de la société avec les prostituées, les clochards et les drogués. Tourné en numérique, Night Junkies est rafraîchissant dans sa façon de mettre en image son récit. l'histoire se déroule majoritairement dans des ruelles sales et des appartements miteux, rendus intéressants par des éclairages colorés. Visuellement, ça ressemble à du Dario Argento, si celui-ci avait travaillé avec un équipement numérique. La modernité du récit se culmine par une musique qui alterne entre le piano (certaines pièce semblent sorties de Halloween) et le techno. Il n'y a pas de doute, d'un point de vue technique, Night Junkies est une réussite. Les pieux, les croix et l'ail ont peut-être été mis de côté, mais il y a une convention que Pearce exploite à fond: la sensualité habituellement associée aux films de vampires. Voir Vincent parrainer Ruby dans son nouveau style de vie est très sensuelle. La relation entre les deux personnages donne droit à un érotisme palpable, voire même explicite. Dû à la nature du travail de Ruby, Pearce n'hésite pas à franchir la limite qui sépare la sensualité de la sexualité. Le tout est maîtrisé avec goût et ajoute à l'atmosphère underground qu'a voulu imposer le réalisateur. Là où le film perd des points, c'est au niveau du scénario. Night Junkies ressemble au pilote d'une série télé auquel on aurait greffé une finale précipitée dans le but de le transformer en long métrage. La première heure met en place la relation particulière entre Vincent et Ruby. Pearce exploite très bien les morales de la condition du vampire (Vincent ne tue que les bons à rien...) et ne tombe jamais dans la facilité. Le tout aurait pu être le point de départ d'une série fascinante (Night Junkies fait d'ailleurs parfois penser à Angel), mais la finale, dans laquelle un vilain est présenté dans le but de combattre les protagoniste gâche un peu le tout. Malgré une finale facile, Night Junkies est une bonne alternative pour les amateurs de films de vampires qui croient avoir tout vu. Le film de Lawrence Pearce est disponible sur DVD, gracieuseté de Allumination Filmworks.
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