Nightmare

NIGHTMARE

1981

RÉALISATION: Romano Scavolini
SCÉNARIO: Romano Scavolini
AVEC: Baird Stafford, Sharon Smith, C.J. Cooke, Mik Cribben et Danny Ronan

J’ai vu Nightmare pour la première fois il y a environ 12 ans, alors qu’une copie VHS de 6e génération m’était clandestinement refilée sous le titre Nightmares In A Damaged Brain. Bien que cette version fût lourdement censurée et pratiquement impossible à contempler vu l’état du ruban, je n’ai jamais oublié à quel point le film était violent et sinistre. L’un des quelques Video Nasties originaux à vraiment mériter sa place sur l’infâme liste, Nightmare refait surface sur DVD dans toute sa grotesquerie.

George Tatum (Baird Stafford) est un dangereux psychopathe qui vient d’être libéré d’un hôpital psychiatrique sous le prétexte de la guérison. Au prise avec de violents cauchemars, Tatum confond rêves et réalité et retombe rapidement dans ses vieilles habitudes. Les meurtres se multiplient dans la ville de New-York, alors que la soif d’homicides du forcené passe en seconde vitesse. Toujours à la recherche de victimes potentielles, Tatum parcours les États-Unis avant de tomber sur la famille Temper. C.J., le benjamin de la famille Temper, pratique un fâcheux passe temps : Il simule constamment sa propre mort pour faire paniquer sa famille. Comme pour un enfant qui cri au feu à tout bout de champ, la crédibilité de ses petites mises en scène en prend un coup, laissant ses parents indifférents devant ses avertissements. Le travail du tueur incontrôlable s’en voit facilité, puisque personne ne croit aux dangers que C.J. essaie de signaler. Tatum commet cependant l’erreur de sous estimer le garçon, qui n’a pas l’intension de se faire décimer aussi facilement.

Comme c’est souvent le cas avec les films qui ont marqué mon imaginaire de jeune gorehound, j’éprouvais une certaine crainte à revisiter Nightmare par peur de polluer les souvenirs d’autrefois. Mais Ô bonheur. Ces craintes ridicules sont désormais de l’histoire ancienne, puisque Nightmare est un film d’horreur pour adultes qui s’est très bien conservé. Du moins, le contenu s’est bien conservé. La pellicule elle, à difficilement passé l’épreuve du temps. Bien que Code Red ait bien travaillé sur la restauration, l’image reste similaire à celle d’une vieille VHS. Pas d’éloge à la compagnie pour le rapport qualité/prix. Pour une édition 30e anniversaire de 2 disques, je m’attendais à ruminer quelques heures devant ma télé mais malheureusement, à l’exception d’une entrevue avec le réalisateur de 95 minutes et d’une courte featurette, rien de réellement jouissif à se mettre sous la dent. Quoi?! L’entrevue en italien de 95 minutes n’est pas sous-titrée!?? Ça rend les extras très courts.

Les déceptions liées au DVD ne sont cependant pas suffisantes à freiner mon enthousiasme. Nightmare est mon genre de film. De l’horreur sordide à souhait qui se déroule dans un New York crasse début 80? Check. Du gore de style italien et de la nudité full frontale? Check. Des comédiens crédibles et un solide scénario? Check. Une réelle intension de déplaire au public? Double Check.

Si vous affectionnez le cinéma de William Lustig, Abel Ferrara ou même Frank Henenlotter, donnez sa chance à Nightmare. Quoi que si vous affectionniez ces réalisateurs, vous connaissez sans doute déjà Nightmare. Allez plutôt vous le procurer, maintenant qu’une version américaine légitime (et nettement plus regardable) nous est offerte.

  • Robert Parent

  • • Nightmares In A Damaged Brain (Premier titre VHS)
    • Cauchemars À Daytona Beach (version française/France)

     

    Maniac (1980)
    • The Driller Killer (1979)

     

     
     


    Horreur Web © 2003-2011
    Création/rédaction: Dany Champagne • Graphisme: Daniel Bérard