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THE NUMBER 232007
RÉALISATION: Joel Schumacher The Number 23 est la première est le premier scénario de Fernley Phillips à être porté à l'écran. Pour une première œuvre, ce scénario est des plus captivants. La réalisation de ce film a été confiée à Joel Schumacher (Flatliners, The Lost Boys), un réalisateur qui a une très longue feuille de route en la matière. Ce mélange explosif ne pouvait que donner un résultat prodigieux. De plus, ce film permet enfin à Jim Carrey de sortir de l’ombre, et de prouver qu’il est talentueux autant au sérieux qu’à faire des bouffonneries. Walter menait une vie paisible, jusqu’à ce qu’il découvre un étranger roman, « Number 23». D’abord intrigué par ce thriller, Walter s’aperçoit qu’il existe des parallèles troublants entre l’intrigue et sa propre vie. Peu à peu, l’univers du livre envahi sa réalité jusqu’à l’obséder. Comme le personnage principal de ce roman, Walter est chaque jour plus fasciné par le pouvoir caché que semble signifier le nombre 23. Ce nombre est partout dans sa vie. Des images cauchemardesques se mettent à le hanter. Walter ne pourra plus échapper au mystère de ce livre. Ce n’est qu’en découvrant le mystère du nombre 23 qu’il aura une chance de changer son destin… C’est en 1994 que la carrière de Jim Carrey commence son ascension grâce au rôle d’Ace Ventura. Après ce film, le clown a déniché plusieurs contrats excessivement payants grâce au succès de ses grimaces. Mais les années ont passées et les rôles de Jim se sont de moins en moins démarqués. Ses fans revendiquaient avec impatience le jour où quelqu’un lui confierais un rôle entièrement sérieux. Ce jour est enfin arrivé, et je n’en attendais pas autant de sa performance. Dans The Number 23, nous découvrons un acteur talentueux. Son entrée en scène, de façon inévitable, se fait accompagnée de quelques blagues qui nous rappellent qu’il s’agit de notre bon vieux Jim. Mais plus le film avance et plus nous découvrons un comédien sérieux, convainquant… et méchant! On ne le reconnaît plus! Dans le film, il y incarne deux personnages : Walter Sparrow (le lecteur du livre), et Fingerling (le héros du roman). Lorsque Walter s’engouffre dans son bouquin, il devient très troublé, nous exposant des expressions non familières sur le visage de cet acteur. Il sait très bien nous véhiculer les émotions et sentiments ressentis par ses personnages. Lorsqu’il se transforme en Fingerling, il devient un détective privé qui s’enfonce dans la démence et la paranoïa. Dans ce rôle, Carrey est encore plus étonnant lorsqu’on le voit dans les scènes de sexe, de violence et de meurtres. Plusieurs scènes nous offrent des images magnifiques où il est tatoué, couvert de sang et complètement parano. Si vous n’étiez pas convaincus de sa capacité à tenir un tel rôle, vous serez agréablement surpris. Joel Schumacher nous a offert de très grands suspenses captivants et magnifiquement tournés. Dans ce film, il emploi une architecture de bande-dessiné de détective pour représenter les scènes de lecture, ce qui les rend plus mystérieuses. Ces scènes rappellent un peu l’effet retrouvé dans Sin City: un visuel flou autour des objets, l'image en noir et blanc et l'ajout de la couleur rouge lors des scènes de meurtres. Le déroulement de l’histoire se fait petit à petit, et le début est un peu lent et confus. Ce qui est cependant voulu pour nous faire comprendre le désarroi des personnages. Du même coup, cet angle permet de mettre stratégiquement chaque élément du scénario en place, rendant le revirement final des plus spectaculaire et inattendu. Lorsque le suspense démarre, on ne peut plus lâcher l’écran des yeux de peur de manquer quelque chose, un peu comme dans les films Seven et Resurrection. Dans ces deux oeuvres, les auteurs utilisaient la religion pour bâtir leur scénario. Pour The Number 23 c’est la numérologie qui est utilisée. La démence des personnages repose entièrement sur ce nombre 23. Tout l’univers du film y fait référence. Étant donné que l’esprit des personnages est embrouillé au début, les décortications ne sont pas toujours faciles à saisir. Cependant, chacune d’entre-elles refait surface à la fin pour le revirement final, et nous sont expliquées en détail. Fait particulièrement intéressant, l’auteur fait référence à beaucoup d’événements réels pour bâtir sa numérologie : la bombe d’Hiroshima, la secte de Waco, l’axe de la terre, les composantes de l’ADN, des dates historiques, la catastrophe de Tchernobyl, et plusieurs autres. Tous ces aspects apportent un contenu très intéressant à l’histoire. D’ailleurs, The Number 23 marque la 23e réalisation de Joel Schumacher. Puis au niveau marketing, la sortie du long métrage se devait d’être fixée un 23e jour du mois...soit le 23 février 2007! The Number 23 est un film que l’on se doit de regarder la tête froide si on veut rassembler le plus d’éléments possibles pour bien profiter du dévoilement de l’énigme. Ce film m’a aussi permis de connaître la profondeur de mon acteur préféré, Jim Carrey. J’ose espérer que ce genre de rôle n’est pas son dernier, car son potentiel dans ce domaine risque d’augmenter avec l’expérience. Chacune des caractéristiques de l’histoire son efficacement dévoilées, rendant l’intrigue captivante à son maximum. À la fois suspense, et drame psychologique, ce film au climat de plus en plus noir et troublant, contient de nombreuses séquences violentes et de brèves images sanglantes. Personnellement, je qualifierais ce film telle une « énigme paranoïaque ». À voir absolument par les fans du genre, et ne soyez pas surpris de voir des « 23 » partout en sortant de la salle…
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