OFFSPRING

2009

RÉALISATION: Andrew van den Houten
SCÉNARIO: Jack Ketchum
AVEC: Jessica Butler, Amy Hargreaves, Ahna Tessler, Tommy Nelson et Art Hindle

Quatrième adaptation d’un roman de Jack Ketchum au grand écran, Offspring est la suite de son premier roman à succès, Off Season. Sur quatre adaptations cinématographiques de ses romans, c’est bien la première qui me déçoit à ce point.

Des années après que la famille de cannibales ait terrorisé la petite ville de Dead River, ceux-ci reviennent soudainement à la charge. Après que la police ait trouvé les premières victimes, ils contactent Georges Peters, le shérif qui avait réussi de peine et de misère à les tuer des années auparavant. Il mènera une équipe de police aux trousses des sauvages qui eux, sont aux trousses de deux mères et de leurs enfants.

Étant un grand fan de Jack Ketchum et des adaptations de ses romans Red, The Lost et The Girl Next Door, j’ai tout de suite couru après la chance de voir Offspring, à mon grand désappointement. Je n’ai pas encore lu Off Season ni Offspring. Cependant, de tous les romans que j’ai lus de Ketchum, ce que j’adore de lui est sa manière de créer des personnages dérangés, viles ou torturés. Il n’y a personne comme Ketchum pour décrire le pire de l’humanité. Avec Offspring, son talent se fait cruellement désirer. Ses personnages de cannibales sont peu développés, au point que Leatherface peut passer pour un personnage complexe à côté d’eux. Ce n’est guère mieux pour le reste des personnages, ceux-ci étant tellement unidimensionnels qu’ils peuvent facilement se replier en huit sur eux-mêmes. Les personnages secondaires et même les héros ne servent qu’à être des victimes pour les cannibales. On les voit presque tous crever et au bout du compte, on s’en fou éperdument.

Accompagnant ce décevant script vient une réalisation des plus molle et sans vie. Les scènes se suivent de façon machinale, les plans sont d’une simplicité enrageante, bref, le contenant n’est pas mieux que le contenu. Même n’importe quel réalisateur sur le neutre aurait été capable de faire mieux. C’est au point où, en général, je n’ai rien à dire de plus que : « C’est minable, ne perdez pas votre temps! ».

Pire, la réalisation de Andrew van den Houten nous pousse à nous questionner, bien malgré elle et nous. Offspring nous fait réaliser que la ligne est bien mince entre le gore efficace et le gore facile. Qu’elles soit comiques ou sérieuses, les scènes sanglantes nous donnent des poussées d’adrénaline et de divertissement, lorsqu’elle sont bien dosées. Mais dans un film comme Offspring, on a vraiment l’impression que le scénario n’est là que pour servir de viande aux effets spéciaux dégueulasses, que c’est une excuse. À maintes reprises on nous sert des scènes où des enfants se promènent avec des membres dépecés, des cannibales qui préparent des ragoûts au sang et aux mains, des sauvages qui ouvrent leurs victimes pour mordiller leurs boyaux et j’en passe. Bien dosé, cela aurait pu aider à soutenir le scénario, mais il n’en est rien ici. Ce ne sont que des effets tape à l’œil pour émerveiller, dans la facilité les spectateurs. Et bien moi, j’ai passé l’âge d’être impressionné par ce genre de films.

Offspring est le je-ne-sais-plus quel film dans une longue lignée que j’ai vu ce mois-ci qui m’a emmerdé au point tel que j’ai envie d’écrire le mot « octobre » pour mon top 5 des pires films de l’année! Je ne conseillerais pas ce film aux fans de Jack Ketchum, ni aux fans de bons films d’horreur, bref, à personne!

  • Dominic Paulhus

  • Wrong Turn (2003)
    The Texas Chain Saw Massacre (1974)

     

     
     


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