THE OMEN

2006

RÉALISATION: John Moore
SCÉNARIO: David Seltzer
AVEC: Liev Schreiber, Julia Stiles, Seamus Davey-Fitzpatrick, David Thewlis et Mia Farrow

En ce 6 juin 2006 (6-6-6), j'étais assis confortablement dans mon siège près à démolir verbalement ce nouveau remake, tout droit sorti des fourneaux maléfiques d'Hollywood. Mais quelque chose d'étrange s'est produit! Peut-être est-ce l'oeuvre du Diable, mais moi qui est généralement contre les remakes, j'ai adoré la nouvelle mouture de The Omen. Satan, sort de ce corps!!!

Pour ceux qui ont vu le film original, cette nouvelle version est identique du côté narratif. Lorsque son enfant meurt à la naissance, Robert Thorn se voit offrir un choix inusité. Au moment de la mort du poupon, une femme est aussi décédée en accouchant. La femme en question n'ayant aucune famille, Robert décide de garder le bébé et de l'élever comme s'il était le sien. Lorsqu'il atteint l'âge de cinq ans, une série de morts sordides survient dans l'entourage de Damien Thorn. Lorsque son père enquête sur les vraies origines de son enfant, il en vient à la conclusion qu'il a adopté le fils du Diable.

Le nouveau The Omen sort en salles 30 ans après le film original de Richard Donner. Je ne crois pas qu'un remake était utile, puisque l'original reste un film fort efficace malgré ses quelques rides. Par contre, mon opinion importe peu dans la balance hollywoodienne et The Omen version 2006 est là, que je le veuille ou non. Dans les circonstances, The Omen est un remake qui réussit grandement à capturer l'essence du récit. Le film est très fidèle à sa source, mais malgré tout, le réalisateur John Moore s'est permis quelques libertés dans sa réalisation qui surprendront les amateurs du premier film. L'histoire de The Omen est passionnante et Moore ne gâche pas le tout avec une réalisation inadéquate. Nous vivons dans une époque où les cinéphiles ne sont impressionnés que par les montages nerveux et les gros effets spéciaux. J'ai donc été étonné que Moore ne nous servent pas un plat indigeste à la The Amityville Horror version 2005. The Omen prend bien son temps pour amener toutes les facettes de son histoire, au risque de perdre quelques jeunes spectateurs hyperactifs.

Ayant déjà visionné à maintes reprises le film de 1976, ce remake ne m'a pas offert beaucoup de surprises. Les revirements sont les mêmes et l'ordre des scènes est identique. Malgré tout, mon regard était rivé à l'écran. Je dois avouer qu'à la base, la prémisse du film m'a toujours fascinée. L'histoire pourrait être jouée par un théâtre de marionnettes que je serais le premier en ligne pour y assister. Ce qui rend le film intéressant sont les petits détails que s'est permis d'ajouter le réalisateur. Chaque scène-clé du film est réalisée avec un petit quelque chose d'inédit, ce qui fait toute la différence. Parfois, le remake surpasse l'original (la scène de la trottinette), tandis qu'à d'autres moments, on s'ennuie de la subtilité de la première version (la mort du curé). Le film est aussi visuellement impressionnant et la musique de Marco Beltrami (Scream) n'a pas peur de hausser la note lorsque nécessaire. Malgré qu'elle n'offre rien de particulièrement différent, la finale m'a tenu sur le bout de mon siège.

Ce qui a fait la popularité de l’œuvre de 1976, sont ses scènes de meurtres spectaculaires et souvent inattendues. La tactique a, entre autres, inspiré la série Final Destination. La version de 2006 est aussi, sinon plus, sanglante que son prédécesseur. Les scènes de meurtres sont toutes très bien réalisées et juste assez extravagantes pour ne pas tomber dans le ridicule. J’ai été heureux de voir qu'elles ont aussi été quelque peu altérées de façon à ce que les amateurs du film original aient de quoi se mettre sous la dent.

Le seul gros bémol est la performance de Seamus Davey-Fitzpatrick dans le rôle de Damien. Ce n'est pas évident de trouver des acteurs enfants avec du talent, mais j'ose espérer qu'il en existe des meilleurs que le petit Seamus. Le problème de ce dernier est qu'il semble un peu trop conscient qu'il personnifie la progéniture du Diable. Sa performance semble forcée et manque de spontanéité. Sa présence n'avait pour effet que de diminuer l'impact des scènes dans lesquelles il apparaît. Pour ce qui est des deux acteurs principaux, Liev Schrieber et Julia Stiles, ils sont très bons dans leurs rôles. J'étais un peu sceptique au départ, puisque les personnages étaient originalement personnifiés par des acteurs beaucoup plus âgés, mais le rajeunissement de ceux-ci n'affecte aucunement le film.

Le sceptique en moi a été confondu!! Malgré sa trop grande ressemblance à son œuvre maîtresse, le film m’a énormément diverti. The Omen est d’ailleurs le meilleur film que j'ai vu au cinéma depuis très longtemps. Cette version devrait plaire autant aux non-initiés qu'aux puristes.

  • Mr. Horreur-Web

  • La Malédiction (version française)

  • The Omen (1976)
  • Damien: Omen 2 (1978)
  • Omen 3: The Final Conflict (1981)
  • Omen 4: The Awakening (1991)

  • 666: The Child (1975)
  • Warning Sign (1985)

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