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ONE MISSED CALL2003
RÉALISATION: Takashi Miike Malgré qu'il soit sorti depuis 1998, l'influence de Ringu se fait encore sentir. Grand fan de ce classique, le cinéaste japonais Takashi Miike (Audition, Ichi The Killer) a décidé de lui rendre hommage avec One Missed Call. Une jeune femme reçoit un message sur son cellulaire. En l'écoutant, elle se rend compte qu'il provient d'elle-même et qu'elle semble réagir à un événement traumatisant. Le plus étrange est que le message est daté de deux jours dans le futur. Croyant à une blague, la jeune femme ne fait pas un gros plat de cet évènement. Puis, deux jours plus tard, l'inévitable survient. En parlant au cellulaire, la femme meurt brutalement. Aussitôt, un de ses amis reçoit le même genre d'appel, lui indiquant la date de sa mort. Voyant que ses amis tombent comme des mouches, Yumi décide d'enquêter puisque les policiers ne croient pas à la thèse du cellulaire meurtrier. Lorsqu'elle reçoit elle aussi un appel, Yumi doit faire vite si elle ne veut pas devenir la prochaine victime. Ce qui frappe en visionnant One Missed Call, c'est à quel point le film est similaire à Ringu de Hideo Nakata. Non seulement la gimmick de la mort annoncée est utilisée, mais la structure narrative des deux films est presque pareille! Ce qui différencie One Missed Call de toutes les autres copies de Ringu est l'approche pastiche à un des genres les plus surexploité des dernières années. Miike laisse de côté le gore et les moments weirds auxquels sa filmographie nous a habitués. Au lieu, sa réalisation est basée sur une atmosphère glauque. One Missed Call n'est pas aussi effrayant que Ringu, mais il m'a néanmoins donné plusieurs bons frissons et une chair de poule permanente du début à la fin. Le fantôme du film est beaucoup plus méchant et menaçant que les autres fantômes des films du genre. Il faut d'ailleurs voir de quelles façons il se débarrasse de ses victimes. Les scènes de meurtres font beaucoup penser à celles de Final Destination. Celle où une fille se fait décapiter dans un studio de télévision est particulièrement jouissive. Visuellement, le film est très américanisé. C'est pourquoi, je crois, que One Missed Call est un film parfait pour ceux qui voudraient s'initier au cinéma d'horreur japonais. Ce que j'ai moins apprécié du film est que le scénario utilise des techniques narratives illogiques pour mieux faire avancer l'intrigue. À plusieurs moments dans le film, il y a des choses qui se passent qui sont tellement improbables qu'elles sont venues un peu gâcher mon plaisir. Aussi, lorsque l'enquête débute, les indices tombent trop facilement entre les mains de Yumi, la protagoniste. Il y a environs 127 millions d'habitants au Japon et Yumi retrace la famille du supposé fantôme en quelques minutes. Aussi, la finale aurait été meilleure sans les dix dernières minutes. Tout comme Ringu, le film de Takashi Miike a une fausse finale, qui laisse croire que tout est fini, jusqu'à ce que le fantôme frappe à nouveau. La technique était très réussie dans Ringu (et son remake américain The Ring), mais elle fonctionne moins bien dans One Missed Call. La raison est que la fausse finale est beaucoup plus intense et effrayante que la vraie. One Missed Call se veut une copie plus éclatée de Ringu, un clin d'oeil savoureux à un genre usé à la corde! Malgré ses lacunes et le sentiment de déjà vu, le film atteint la cible et se veut très effrayant. À regarder avec son cellulaire éteint!
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