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THE PATH OF EVIL2005
RÉALISATION: Brad Goodman Lorsqu'un film d'horreur qui se veut sérieux situe son action dans la ville de Devil's Lake, ça devient assez clair que l'originalité et la subtilité ne seront pas au rendez-vous. The Path Of Evil est supposément la suite de Harvest Of Fear, un film inconnu qui n'est même pas sorti en DVD. Il y a vingt ans, un tueur, dénommé "The Key Hole Killer", faisait des ravages dans la ville de Devil's Lake. Puis, soudainement, les meurtres se sont arrêtés. Un suspect a été incarcéré et l'affaire a été classée. Vingt ans plus tard, les meurtres recommencent et les policiers se demandent s'il s'agit d'un copieur ou s'ils n'ont pas arrêté le mauvais suspect. Le policier Jake Barker, qui a vu ses parents mourir aux mains du tueur, va tout faire pour trouver l'identité du tueur. Le slasher est facilement le genre de film le plus produit. Pour réussir son slasher, la recette se résume en un mot: simplicité. Le problème de The Path Of Evil est que les scénaristes se croient beaucoup plus intelligents et futés qu'ils ne le sont. Ils croient avoir écrit une intrigue bien ficelée avec un suspense efficace, mais ce n'est pas le cas. L'histoire de The Path Of Evil repose entièrement sur le fait que les policiers ont peut-être arrêté le mauvais suspect il y a vingt ans. Les personnages font constamment référence à cette période qui ne nous est jamais montrée. La décision a été prise de situer l'action au présent. Les références auraient donc dû être tenues à un minimum. En regardant le film, j'avais l'impression d'être à un party de famille qui n'est pas la mienne. De plus, il y a beaucoup trop de personnages et j'avais de la difficulté à me rappeler qui était qui. Pour sembler plus intelligent, le scénario tente de nous balancer du jargon de criminologue, mais les personnages ont tellement l'air de ne pas savoir de quoi ils parlent que c'en est risible. Le réalisateur fait aussi une fixation sur Halloween. Non seulement un des personnages se nomme James Carpenter, mais le tueur est le sosie de Michael Myers. C'est à peine s'il ne porte pas un t-shirt avec le visage de Myers en son honneur. Brad Goodman utilise des techniques similaires à ceux de John Carpenter, réalisateur de Halloween, pour créer son suspense. Malheureusement, le tout semble tellement calqué et pas naturel que le résultat est raté. Chaque révélation du tueur survient de la même façon. Un personnage est debout, il se penche et on aperçoit le tueur derrière lui. Il se relève et se déplace, nous révélant que le tueur est maintenant caché. Puis, il se fait tuer. C'est comme ça pour la dizaine de meurtres du film. Le revirement final est aussi un des plus stupides que j'ai vus. C'est le premier cliché que mes professeurs m'ont appris à ne pas faire dans mes cours de cinéma! Un hommage fait par un réalisateur de talent est toujours un ajout apprécié dans un film. Par contre, lorsque les hommages sont dans un mauvais film, ça ne fait que me rappeler à quel point le film n'arrive pas à la cheville du film auquel il fait référence. The Path Of Evil est destiné à amasser la poussière dans les tablettes des clubs vidéo. Pour les intéressés, le film sort en DVD, courtoisie de MTI Video.
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