The Phantom Of The Opera

THE PHANTOM OF THE OPERA

1925

RÉALISATION: Rupert Julian
SCÉNARIO: Elliott J. Clawson et Bernard McConville
AVEC: Lon Chaney, Mary Philbin, Norman Kerry, Arthur Edmond Carewe et Gibson Gowland.

Finalement, j’ai eu l’opportunité de regarder l’un des grands classiques du cinéma, The Phantom Of The Opera. Je peux désormais comprendre les références face à ce film. Car il faut constater que The Phantom of the Opera est l’un des film qui reçoit le plus de clins d’oeil dans les œuvres, telLEs que The Simpsons, Gremlins 2 et j’en passe. Avant, j’étais comme mon collègue Marc-Antoine Labonté face aux références de films des années 80, soit confus et désorienté. Maintenant, je vais pouvoir rire à gorge déployée ou acquiescer subtilement à la télé la prochaine fois que je reconnaitrais un hommage à ce classique du cinéma.

Christine est une jeune chanteuse d’opéra au futur prometteur qui est tombée dans l’œil du fantôme de l’opéra, une mystérieuse présence dans l’opéra de Paris qui y fait la pluie et le beau temps selon son bon plaisir. Désireux de propulser Christine au rang de superstar, le fantôme l’aidera dans sa carrière en nuisant à la chanteuse numéro un, Carlotta. La seule chose que le fantôme demande, c’est son amour éternel. Lorsque Christine réalisera dans quoi elle s’est embarquée, elle demandera l’aide de son ancien prétendant, le vicomte de Chagny, Raoul, lui aussi éperdument amoureux de la jeune starlette. Mais le fantôme ne dira pas son dernier mot!

J’ai eu la chance de regarder The Phantom of the Opera sur la nouvelle édition en Blu-ray, distribuer par Image Entertainment. Cette édition comprend trois versions du film. Ainsi donc, pour les besoins de la cause, je vais discuter de la version que j’ai préférée, soit la version de 24 images secondes accompagnée d’une composition musicale de Gabriel Thibodeau. Ce qui n’enlève strictement rien aux deux autres versions, qui ne m’ont simplement pas fait autant vibrer. Rendu-là, ce n’est qu’une question de goût.

Outre la qualité de l’image, la plus grande différence de cette version est sa trame musicale qui n’est rien de moins qu’un chef-d'œuvre à mon avis. Contrairement aux deux autres versions, ici on n’a pas droit à un seul instrument tout le long du film, mais plutôt à un orchestre au complet, qui permet ainsi d’emmener une plus riche diversité musicale. Une trame avec quelques soupçons de Casse-Noisette et de John Williams. C’est vraiment cette délicieuse musique qui nous fait vivre toutes sortes d’émotions lors de l’écoute du long métrage, nous faisant vaguer sur ces diverses mélodies qui agrémentent et magnifient la poésie visuelle du film. Il y a même quelques morceaux chantés par une chanteuse d’opéra pour accompagner les quelques scènes où Christine et Carlotta chantent de l’opéra. C’est également grâce à cette trame que j’ai enfin pu savoir de quelle pièce venait cette fameuse réplique « Je me trouve si belle en ce miroir » chantée ad nauseam par la Castafiore dans les aventures de Tintin! Un beau bonus!

Mais outre la trame sonore qui me donnait l’impression d’être assis à la Place des Arts, il y a la réalisation de Rupert Julian. Encore là, on parle ici de poésie, mais cette fois-ci visuelle, avec ses sublimes décors gothiques et ses plans profonds, donnant malgré, les restreintes de l’époque un effet d’immensité à l’œuvre et ses paysages. De plus, le film fait preuve d’audace en insérant une scène tout en couleur lors de la scène du Grand Bal, un effet contrastant qui vient accentuer cette scène légèrement surréaliste.

Évidemment, celui qui porte le film sur ses épaules, c’est Lon Chaney Sr., un acteur de talent qui réussit a transposé à l’écran le personnage du fantôme grâce à son extraordinaire présence. Il fallait avoir du talent à l’époque pour interpréter un personnage qu’avec son corps et ses gestuelles et la grâce de Laney se fait ici sentir par quelques gestes ou sa posture. Sans compter que son maquillage lui donne des airs effrayants, ressemblant à une goule.

C’est toujours difficile de critiquer un film muet de cette époque. Les techniques étaient différentes et on est maintenant tellement habitué à un style précis de réalisation que ce n’est pas évident de rendre justice à une œuvre de ce genre. Seule chose que je peux vous dire, c’est que cette nouvelle édition de The Phantom Of the Opera vaut le détour, pour les fanatiques du genre ou les curieux!

  • Dominic Paulhus

  • • Le Fantôme de L'Opéra (version française)

     

    • Nosferatu (1922)
    The Phantom Carriage (1921)

     

     
     


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