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PLASTERHEAD2007
RÉALISATION: Kevin Higgins Après avoir vu l’affiche pour Plasterhead, mon intérêt pour le film s’est décuplé. Ce n’est qu’après l’avoir écouté que je me suis rappelé que souvent, quand la pochette d’un film à petit budget est alléchante, c’est signe qu’il y a anguille sous roche! Souvent, si la pochette est belle, le film laisse à désirer. Malheureusement, Plasterhead, première réalisation de Kevin Higgins, n’est pas l’exception qui confirme la règle. En route vers Miami, quatre amis décident de prendre les petites routes de campagne pour éviter le trafic. Évidemment perdus, ils devront s’arrêter dans la petite ville de Rolling Glen. C’est alors qu’ils vont retrouver un sac contenant de l’argent et un cartable rempli de coupures de journaux. Intriguée, une des filles va demander aux autres de faire des recherches pour savoir ce qui s’est passé. C’est ainsi qu’ils vont faire la connaissance de la plus menaçante attraction de Rolling Glen, Plasterhead!!! Avec un titre aussi évocateur que Plasterhead, je me serais attendu à un film plus violent et dégueulasse que cela. Mais, comme c’est souvent le cas avec le cinéma d’horreur, les apparences sont trompeuses. Pour compenser le peu de meurtre qu’il y a dans le film, Kevin Higgins aurait pu pousser la note du gore plus loin, mais il n’en est rien. Tous les meurtres, sans exception, sont montrés presque hors champs. Et ce n’est guère mieux lorsque dans certaines scènes le film prétend être un digne descendant d’Hostel. Par exemple, un des personnages principaux se fait kidnapper. Le méchant l’attache alors et décide de lui clouer les mains. Et bien la camera change de plans tout juste avant que l’on voit le méchant frapper sur le clou. C’est le même manège chaque fois que le film pourrait être intéressant, le gore et la violence ne nous sont pas montrés. Quel gâchis! D’ailleurs, pour ce qui est d’être intéressant, Plasterhead prend amplement son temps. Avec un amateurisme absolu, Higgins installe un rythme inexistant. Durant la première heure, il y a, tenez vous bien, que deux meurtres et ils sont loin de valoir l’attente. De plus, il n’y a aucune tension dans la réalisation d’Higgins. On ne ressent pas la montagne russe d’émotions associées aux slashers. Même les scènes d’attaques sont ennuyantes, il y a peu dire. Mais le pire, c’est que même durant les discussions, Higgins ne parvient pas à mettre du rythme. Par exemple, Plasterhead contient la scène la plus ennuyante et longue au monde. Pendant un bon 10 à 15 minutes, un espèce de « saoulon » dans un bar va leur raconter l’origine de Plasterhead. Déjà que l’acteur sur qui ce travail repose est loin d’être le meilleur de sa génération, mais même lui semble s’endormir en s’écoutant parler. Mais cette histoire n’est pas la plus ennuyante dans le scénario, car l’ennui est plutôt généralisé. L’histoire du film est peu convaincante et entrainante. Évidemment, les dialogues ne sont pas bien mieux, surtout qu’ils sont bourrés de stéréotypes. De plus, les personnages sont très mal construits. Par exemple, l’héroïne finale est supposée être la bonne petite fille qui insiste pour retourner à son propriétaire le sac à main retrouvé au beau milieu de nulle part. Cependant, elle est la première à pénétrer par effraction dans une maison parce que celle-ci semble abandonnée. La plupart des situations sont ni réalistes, ni logiques. Elles ne servent qu’à faire avancer le film, et non démontrer le développement des personnages. Plasterhead a sûrement été un beau trip entre ami lorsqu’il a été fait! Dommage que nous n’ayons pas autant de plaisir à le regarder. Et s’il vous plait, si vous faites un film bon marche destiné à n’être vu que par une poignée de gens, insérer plus de seins que l’on ne perde pas au moins tout notre temps!!!
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