PLAYROOM

2007

RÉALISATION: Stephen Stahl
SCÉNARIO: Anthony C Hipple
AVEC: Chris Cannon, Nicholas Joseph Kattar, Paul Marron et Adam Ratcliffe

Un premier film est souvent un indicateur de nos goûts, notre talent et ce que l’on est capable de faire. Certains vont être encensés dès leur premier long métrage (tel que Eli Roth), d’autres vont sombrer dans l’oubli très rapidement. Cependant, ce travail est nécessaire car les réalisateurs aussi on droit aux erreurs et doivent apprendre de celles-ci. Stephen Stahl a réalisé son premier film en Playroom. Sans être carrément nul à chier pour tuer sa carrière d’un coup, Stahl pourra apprendre de ses erreurs et s’améliorer, car il y a une lueur d’espoir pour lui!

Cinq amis d’enfance vont à leur fin de semaine de football annuelle. Mais lorsque deux d’entre eux vont décider de suivre deux filles louches afin de les baiser, leur week-end changera du tout au tout. Ils vont être ligotés et violés pendant que leurs trois autres amis vont tenter par tous les moyens de les retrouver.

Tout d’abord, ceux qui détestent les films d’horreur qui prennent leur temps pour débuter vont détester Playroom. Durant au moins vingt à trente minutes, on ne fait que voir les cinq amis pendant une fête qu’ils ont faite à l’adolescence. Ce moment est très drôle, non seulement à cause de leurs blagues, mais c’est très hilarant de voir des hommes dans la trentaine se faire passer pour des ados par manque de budget. Surtout lorsqu’on remarque que l’un d’entre eux porte de façon ridicule un postiche. Malheureusement, dès que c’est fini, on assiste alors au début de leur week-end alors qu’ils boivent, se droguent et « cruisent » les petites minettes. Ce n’est pas si désagréable que cela à regarder, même que c’est assez divertissant, mais cela ralenti considérablement le rythme du film et retarde la deuxième partie qui est bien meilleure. Hostel avait fait la même chose, mais c’était tellement drôle et bien fait, que l’on ne pouvait pas vraiment s’en plaindre. Cependant, l’horreur à venir vaut amplement l’attente.

Alors que je ne m’attendais plus à grand-chose de ce film, vers la moitié, le il prend un virage à 180 degrés. C’est alors que deux des amis vont se faire kidnapper et que leur cauchemar commence. Habitué à voir des films où des jeunes filles se font violer et torturer, Playroom offre plutôt des hommes en train de se faire violer. De voir deux mecs se faire enculer par des femmes vêtues de « strap-on » ou alors par des vibrateurs émettant un voltage électrique, voilà ce à quoi je ne me serais jamais attendu avec ce film!! Et tant mieux, car l’effet de surprise et la dureté de ces images s’en retrouve augmenté. Mais c’est dix minutes avant la finale que la scène la plus inattendue arrive. Je ne veux pas donner trop de détails, mais disons que c’est dans la même veine que Hostel Part 2, mais en plus cru!

Comme j’ai mentionné plus haut, Playroom est le premier film de Stephen Stahl. Point de vue technique, Stahl semble savoir se débrouiller. Cependant, ses plans laissent parfois à désirer, soit en utilisant trop de ralentie à des endroits bizarres ou en utilisant des techniques peu originales. En général c’est bien, mais c’est vraiment durant la deuxième partie que son travail est le meilleur et le plus faible à la fois. Le problème c’est que durant ces scènes de viol et d’horreur, la réalisation est trop farfelue. Par exemple, au lieu de se concentrer sur la douleur des deux victimes, on voit plutôt le méchant du film chanter et danser comme un mongole pendant que la camera reste fixé sur lui avec des mouvements accentuant la folie du personnage. Son résultat réussit quand même à donner des frissons dans le dos, mais cela aurait pu être tellement mieux!

Surfant en plein dans la vague laissée par Hostel et Saw, Playroom réussit à se démarquer sans être particulièrement excellent. Avec encore quelques films sous la ceinture, je suis persuadé que Stephen Stahl pourra laisser une marque plus importante dans l’univers des films d’horreur qu’une « trace de break » comme en laisse pas mal d’autres! Playroom est distribué par TLA.

  • Dominic Paulhus

  • Consequences (Titre original)

  • Hostel (2006)
  • Saw (2004)

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