POSTAL

2007

RÉALISATION: Uwe Boll
SCÉNARIO: Uwe Boll et Bryan C. Knight
AVEC: Zack Ward, Dave Foley, Chris Coppola, Larry Thomas et Verne Troyer

De : Postal
À : Toutes les personnes n’aimant pas Uwe Boll.
Objet : In your face!!

Un loser cocu et sans travail en a assez de vivre dans les règles de la société. Il accepte alors d’aider son oncle à voler une cargaison de poupées afin de pouvoir les vendre au gros prix pour payer une dette gouvernementale. Malheureusement, les talibans et Oussama Ben Laden ont aussi les poupées dans leurs mires, pour des fins plus atroces! Les deux groupes devront donc infiltrer un parc d’amusement thématique Allemand dirigé par nul autre que …Uwe Boll.

Mon introduction est courte, mais efficace. En gros, voilà ce que moi et le film avions à dire aux détracteurs d’Uwe Boll! Ce film va changer votre vision du meilleur artiste que l’Allemagne nous a envoyé depuis David Hasselhoff!

Postal est la dernière adaptation d’un jeu vidéo d’Uwe Boll (House Of The Dead, Alone In The Dark). Le jeu n’est qu’un « free for all » un peu comme Grand Theft Auto, où il n’y a aucune histoire particulière et où tout est permis. Alors comment adapter un jeu de ce genre au grand écran demandez-vous? Eh bien, pourquoi ne pas en faire une satire sociopolitique sur fond d’humour absurde! Avec un univers tel que Postal, Uwe Boll a pris la sage décision de ne pas en faire un film noir et sérieux, tel que Taxi Driver par exemple. Il a préféré ajouter énormément d’humour afin de mieux faire passer la violence et la nudité excessive. C’est donc avec un film critiquant le gouvernement Américain, le terrorisme et bien d’autres problèmes sociaux actuels que Boll base son film. D’ailleurs, son scénario s’appuie sur la théorie selon laquelle George W. Bush et Ossama Ben Laden seraient comme cul et chemise et travailleraient en tandem.

Ainsi, comme j’ai mentionné plus haut, le film contient énormément d’humour absurde et ridicule. Je pense entre autre aux cinq premières minutes où deux terroristes, en train de piloter un avion pour le faire écraser, discutent des vierges qu’ils recevront au paradis et que s’ils en reçoivent seulement que cinq, elles ne resteront pas vierge longtemps pour l’éternité. Mais lorsqu’un des deux demande à son patron combien exactement ils en recevront, il se fait répondre que ce ne sera pas plus que vingt, et non quatre-vingt dix-neuf comme la prophétie l’annonce, car il y a trop de kamikaze au ciel. Nos deux terroristes décident donc de tout abandonner et d’aller au Bahamas à la place. Voilà le genre de scénario drôle, mais incroyablement intelligent que Boll et Bryan C. Knight ont écrit. Mais il n’y a pas que de l’humour intelligent, il y a aussi de la stupidité à revendre, comme un chat qui sert de silencieux, des devinettes imbéciles et un carnage où Uwe Boll, dans un caméo, reçoit une balle en plein dans les couilles.

D’ailleurs, toujours aussi irrévérencieux et conscient de son image, Boll ne se gène pas pour rire de lui. À maintes occasions, durant son caméo, il rira de lui et se fera insulter par bon nombre de gens, tel que le créateur du jeu Postal qui lui tirera dessus en criant « For videogames! » alors que Boll s’effondre en disant « I hate video games ».

Le studio distribuant le film, Vivendi Entertainment a mis le paquet dans les suppléments. Il y a des entrevues, reportages, commentaires, mais il y a deux choses qui retiennent l’attention. Tout d’abord, avec le DVD, le jeu Postal 2 est compris, intégralement! De plus, nous avons aussi le combat filmé entre Uwe Boll et des critiques ayant descendus ses films, tourné il y a quelques années!

Postal est définitivement le meilleur film de Uwe Boll à ce jour. Je dirais même plus, Postal est l’une des meilleures comédies des dernières années! Je défend Uwe Boll depuis toujours, et voici un film qui prouve que j’avais raison. Uwe Boll, tu me rends si fier!

  • Dominic Paulhus

  • House Of The Dead (2003)
    • Team America (2005)

     

     
     


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