|
![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
PREDATOR1987
RÉALISATION: John Mctiernan Dans les années 80, un nouveau film d'Arnold Schwarzenegger semblait prendre l'affiche à toutes les semaines. Malgré un talent d'acteur très limité, "Schwartzie" est apparu dans de nombreux "classiques" tel que les Terminator, Total Recall, True Lies et, bien sûr, Predator. Un commando de l'armée américaine est engagé par la CIA pour aller secourir, dans la jungle de l'Amérique Central, des soldats prisonniers d'un groupe de terroristes. Sur place, ils sont confrontés à un extra-terrestre aux pouvoirs infinis. L'espèce est dotée de toutes sortes d'armes, en plus d'avoir la capacité de se rendre invisible. De plus, elle a un faible pour les crânes humains. Le commando (lire Arnold Schwarzenegger) devra être plus rusé que la bête s'il veut la vaincre. Predator est une combinaison d'action et d'horreur, qui est essentiellement basée sur les principes des films d'action. Le film est réalisé par John Mctiernan, à qui l'on doit Die Hard, Last Action Hero et Rollerball. Donc, les explosions, les mitrailleuses qui tirent dans tous les sens, les citations quétaines et les gros bras d'Arnold sont préconisés. N'étant pas un grand amateur du film d'action typique hollywoodien, ces aspects de Predator m'ont plutôt laissé perplexe. Le maniaque d'horreur en moi en a néanmoins eu pour son argent. Le Prédateur est un vilain aux facettes illimitées et celles-ci sont bien exploitées. Mctiernan ne lésine pas sur le gore et les dommages causés par le Prédateur sont assez explicites. L'idée de départ du film est intéressante. Les films d'horreur mettant en scène un commando de l'armée affrontant un monstre dans la jungle ne font pas légion. Le commando en question est bien évidemment formé de stéréotypes machos, mais ça, on y échappe rarement dans ce genre de film. La plupart des soldats sont bien interprétés et j'ai bien apprécié qu'au début, Schwarzenegger ne prenne pas toute la place. Malheureusement, c'est très évident qu'il sera le dernier survivant et la dernière demi-heure devient du "Schwrazenegger Show". Je sais que ce n'est pas très vendeur, mais à la place des producteurs, j'aurais choisi un acteur inconnu pour rendre le film moins prévisible. Ce que j'ai moins apprécié, c'est le côté "cheesy" du film. Predator aurait pu être beaucoup plus effrayant, n'eût été des nombreux moments quétaines du film. Je déteste les mauvais "one-liners" ou, si vous préférez, les citations juteuses du genre "You're one ugly motherfucker", placées dans le film pour donner une attitude aux personnages. Aussi, plus le film avance et plus le personnage du Prédateur perd de son lustre. À la fin, lorsqu'il se met à rire comme un maniaque, disons que j'ai décroché. Sur le plan technique, la performance de Schwarzenegger est digne de son talent, c'est-à-dire ordinaire, mais parfaite pour un film comme Predator. Pour ce qui est de la musique, on dirait que le compositeur Alan Silvestri n'a pas eu le temps de composer du nouveau matériel, donc il a pigé dans ses rejets de Back To The Future. Ce n'est pas mauvais, mais ça sonne tellement comme Back To The Future que c'en est dérangeant. La réalisation est efficace et même surprenante pour un des premiers films de Mctiernan. En gros, Predator est un divertissement léger, mais efficace. Les amateurs de films d'action vont néanmoins sûrement plus l'apprécier que moi.
| |||