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PRO-LIFE2006
RÉALISATION: John Carpenter La série Masters Of Horror, créée par Mick Garris, a donné à plusieurs cinéastes comme Tobe Hooper (The Texas Chain Saw Massacre, Poltergeist) ou Joe Dante (The Howling, Gremlins) l’occasion de compenser leurs échecs antérieurs ou de revenir en force dans le genre qui les a vu naître. Les derniers films de John Carpenter, Vampires et Ghosts Of Mars, avaient quelque peu fait diminuer sa cote chez les fans. Son premier épisode dans la série, Cigarette Burns, ayant remédié à ce problème, le réalisateur a choisi de continuer à faire confiance à la série. Alors qu’ils s’en vont en voiture vers la clinique dans laquelle ils travaillent, Alex et Kim passent près de percuter une jeune fille qui semble s’être égarée. Étant sous le choc, la jeune fille est amenée à la clinique par le couple qui décide de vérifier si elle n’a rien. Ils apprennent alors qu’elle est enceinte d’un démon et qu’elle veut avorter. Ça tombe bien, il s’agit d’une clinique d’avortement!! Malheureusement, le père de la jeune fille arrive et tient à tout prix à récupérer le bébé. L’accès lui est bloqué mais, aidé de ses trois fils, il tentera d’arriver à son but, quitte à abattre tous ceux se trouvant dans son chemin. Pendant ce temps, éliminer la créature dans le ventre de la fille s’avère plus compliqué que les avortements habituels… Au début de mon visionnement, j’étais plutôt sceptique. L’histoire, plutôt confuse, avançait à un rythme inégal et les personnages avaient des réactions plutôt étranges aux évènements qui arrivaient. Heureusement, ça s’est replacé après quelques minutes et Pro-Life s’est avéré être un film fort sympathique. L’action est prédominante et plusieurs scènes s’enchaînent sur un très bon rythme. Le film contient quelques scènes gores très réussis, et je dirais même que j’ai rarement vu mieux avec des effets spéciaux faits à l’ordinateur. Il y a aussi une scène de perte d’eaux très… ‘‘shmutante’’. Le moment où le tueur pratique un avortement sur un homme, tant qu’à lui, était peut-être un peu de trop et aurait plus à sa place dans un Toxic Avenger! Au moins, c’est traité sérieusement et Carpenter, fidèle à lui-même, ne tombe pas dans le ridicule, au contraire. J’ai trouvé que l’un des défauts de Pro-Life était qu’il manquait d’audace et de créativité, surtout venant de la part de quelqu’un comme Carpenter (Halloween, The Thing). En fait, la réalisation et les plans me faisaient plus penser à un film de Mick Garris! Heureusement, de côté-ci, la fin se rattrape et l’apparition du démon de l’enfer est époustouflante. Le bébé ne donne pas sa place non plus. De plus, les deux sont très réussis et je n’avais pas vu de monstres semblables dans un film d’horreur depuis un bon bout de temps. Un autre point manquant que le démon a rattrapé est l’horreur. Le père et ses trois fils, prenant d’assaut la clinique avec des armes à feu, la plupart des meurtres ont donc lieu… à l’arme à feu! Bien qu’ils soient gores, il n’y a pas grand-chose d’horrifique là-dedans. Un point intéressant de Pro-Life est sa critique sur l’avortement. Par contre, sa crédibilité est amoindri par le fait que le porteur du message soit armé jusqu’aux dents et tire sur tout ce qu’il voit. Aussi, cet épisode souffre de faire partie de la série Masters Of Horror, car la finale est beaucoup trop brusque et pas trop clair. La musique de Cody Carpenter (fils de John) est très bonne et, sans être énormément présente, prend tout de même la place qui lui est due. Quelques acteurs sont un peu limités, mais la plupart offrent des performances très acceptables, notamment Ron Perlman (Hellboy, Desperation) qui incarne très bien le père prêt à tout pour arriver à ses fins. Le DVD est distribué par Anchor Bay. Les bonus comprennent deux reportages : Demon Baby: Birthing The FX Sequence et Final Delivery: The Making of Pro-Life. Il y aussi deux pistes de commentaires audio ; une avec Carpenter et une avec les scénaristes Drew McWeeny et Scott Swan. Ajoutez à cela un storyboard gallery, un still gallery, une biographie du réalisateur et un screenplay pour DVD-ROM. Pro-Life n’est pas extraordinaire, mais demeure un divertissement honnête. C’est juste que je m’attendais à quelque chose de grandiose de la part de Carpenter et j’ai seulement eu droit à quelque chose de bien. À voir pour les fans, par curiosité.
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