THE PROWLER
1981
RÉALISATION: Joseph Zito
SCÉNARIO: Neil Barbera et Glenn Leopold
AVEC: Vicky Dawson, Christopher Goutman, Lawrence Tierney, Farley Granger et Cindy Weintraub
Blue Underground s’est avéré être très bon pour les amateurs de cinéma d’horreur munis d’un lecteur blu-ray. Après les rééditions de City Of The Living Dead, Vampyres et The Stendhal Syndrome en glorieux 1080P, voici que le distributeur a choisi de sortir The Prowler sur ce format.
Bien que méconnu du grand public, ce slasher des années 80 est un des titres les plus populaires de leur impressionnant inventaire de films. L’histoire représente parfaitement l’archétype du slasher, ce qui explique en partie l’engouement envers celui-ci. En 1945, Rosemary envoie une lettre à son copain partie à la guerre, pour lui annoncer qu’elle le quitte. Le jour de son bal, elle est sauvagement assassinée par un homme portant un accoutrement d’armée. Cet événement tragique a poussé les autorités à annuler le bal de graduation pendant 35 ans. Alors que les étudiants se préparent à participer au premier bal depuis les événements, le mystérieux tueur est de retour. Laissé seul par son patron, l’assistant-shérif devra tenter de trouver l’identité du tueur avant que la situation ne dégénère. Il sera aidé de sa copine, Pam, une étudiante sur qui le tueur semble avoir mystérieusement jeté son dévolu.
Le réalisateur Joseph Zito est très doué pour créer du suspense et transformer des situations anodines en moments de tension. Il aime jouer avec les attentes du spectateur et se plait à le surprendre à chaque tournant. Le scénario de The Prowler est un beau terrain de jeu pour exercer son style, mais il manque terriblement de mordant. La tension qui règne pour une bonne partie du film se culmine rarement ce qui rend le visionnement difficile. La majorité du film est constituée de scènes dans lesquelles les deux protagonistes se rendent à un endroit pour investiguer. Ils parcourent les corridors sombres et les cimetières, mais rarement la menace se fait sentir. Aussi, jamais le scénario ne réussit à impliquer le spectateur dans l’intrigue. Il faut dire que l’héroïne principale, personnifiée par Vicky Dawson, n’est pas très intéressante et que son lien avec le tueur est inexistant.
Bien que The Prowler ne soit définitivement pas le meilleur slasher sorti dans la vague post-Halloween, on lui reconnait quand même certains mérites. Zito comprend l’essence du slasher et sa réalisation est toujours à point. La lenteur du récit et l’abus de son désir de créer une atmosphère tendue découlent des faiblesses du scénario. Le traitement classique des règles du slasher place le spectateur dans une zone de confort qui ajoute un certain charme à l’œuvre.
Si The Prowler est encore dans la mémoire des amateurs aujourd’hui, c’est à cause des scènes de meurtres. Les effets gores sont l’œuvre de Tom Savini (Dawn Of The Dead, Friday The 13th) qui s’est surpassé! Lorsqu’il est requis, le sang coule à flot et Zito ne se gêne pas pour le montrer. Parmi les moments culminants, on retrouve une scène de meurtre dans la piscine, alors que jeune femme reçoit la botte du tueur en plein visage avant de se faire trancher la gorge. La palme revient par contre à ce qui est la meilleure scène de meurtres dans une douche depuis les beaux jours de Norman Bates! The Prowler aura servi en quelque sorte d’échauffement à Zito et Savini qui allaient s’unir une fois de plus trois ans plus tard pour nous offrir l’un des meilleurs slashers des années 80; Friday The 13th : The Final Chapter.
Le Blu-ray de Blue Underground n’offre rien en matière de suppléments que l’ancien DVD ne proposait pas. C’est vraiment le nouveau transfert visuel et la bande sonore 7.1 DTS qui favorisent l’achat du Blu-ray. Par contre, bien que la présentation du film soit bien meilleure, ce n’est pas avec ce Blu-ray que vous allez épater vos amis. The Prowler n’a jamais été un film au visuel impressionnant et le Blu-ray ne fait que confirmer la chose.
Les amateurs de slashers ne voudront certainement pas passer à côté de The Prowler si ce n’est que pour les prouesses techniques de Joseph Zito et quelques scènes de meurtres rarement égalées. Par contre, ce premier film de Zito n’a pas une qualité de réécoute très élevée. C’est un petit film sympathique au mieux.



• Rosemary's Killer (version française/France, Belgique)


• Prom Night (1980)
• The House On Sorority Row (1983)
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