THE QUICK AND THE UNDEAD

2006

RÉALISATION: Gerald Nott
SCÉNARIO: Gerald Nott
AVEC: Clint Glenn, Toar Campbell, Parrish Randall, Dion Day et Erin McCarthy

Le film de zombies est parfois un pari très risqué. Autant des réalisateurs talentueux comme Romero, Fulci, Jackson ou O’Bannon peuvent donner naissance à des classiques de l’horreur, autant d'autres, plus limités, peuvent réaliser de gros navets. Le film de Gerald Nott n'est peut-être pas un navet, mais il est assez loin de mériter le titre de chef-d'oeuvre.

Il y a 85 ans, un virus transformant les gens en zombies s’est répandu et a contaminé les trois quarts de la population. Comme des récompenses sont offertes à ceux qui éliminent des zombies, les chasseurs de primes sont nombreux. Ryn Baskin est l’un de ceux-là. Après s’être fait tendre une embuscade et laissé pour mort par d’autres chasseurs de primes, il décide de retrouver ceux-ci et de se venger, tout en survivant aux attaques des zombies.

Gerald Nott, qui en est à son tout premier film, semble se prendre pour Robert Rodriguez (From Dusk Till Dawn) en mélangeant horreur et western. Il ne possède peut-être pas le talent de ce dernier mais The Quick And The Undead possède tout de même quelques bonnes qualités bien à lui. Le gore est omniprésent et irréprochable. Les décors sont très beaux et esthétiquement fort réussis. L’acteur principal, Clint Glenn, semble se prendre pour Clint Eastwood avec un soupçon de Kurt Russell. Néanmoins, il n’en met pas trop et sa performance reste acceptable. La chimie entre lui et Parrish Randall me faisait un peu penser à celle entre The Good et The Ugly dans The Good, The Bad And The Ugly. Un autre point que j’ai beaucoup apprécié est les costumes. Ceux-ci ne sont pas conformes aux westerns américains ou italiens, et donnent un look futuriste tout en restant traditionnel!

Cependant, le film n’a pas que des qualités. Si le gore n’a rien à se reprocher, on ne peut pas en dire autant du maquillage des zombies. Celui-ci est complètement raté et les zombies auraient plutôt leur place dans un jeu vidéo! Même chose pour le sang qui gicle lorsqu’ils se font tirer dessus. C’est extrêmement mal fait et ça paraît qu'il a été conçu par ordinateur. Aussi, le réalisateur tente parfois d’imiter Sergio Leone en glissant dans son film des longs plans sans musique. Mais au lieu de créer de la tension comme cela devrait, ça ne crée que de l’ennui, en plus de ralentir l’action. Heureusement, ces scènes-là ne sont pas trop nombreuses. Aussi, la fin est un peu lente et tourne en rond. Le carnage final caractérisant tous les films de zombies est décevant et ne nous en donne pas pour notre argent. Par contre, le principal défaut vient de la réalisation. Le réalisateur a eu la mauvaise idée de glisser quelques coupures rapides qui sont irritantes et qui donnent l’impression d’être en train de s'endormir!

Finalement, bien que je sois un peu resté sur ma faim, The Quick And The Undead n’est pas mauvais, quoiqu’il est assez loin de valoir le détour. Pour ceux que ça intéresse, le DVD est distribué par Anchor Bay. Il contient plusieurs bonus, comme des making-of, des pistes de commentaires, des scènes coupées et des bandes-annonces.

  • William Le Blanc

  • From Dusk Till Dawn (1996)
  • Curse Of The Undead (1959)

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