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RESIDENT EVIL: AFTERLIFE
2010
RÉALISATION: Paul W.S. Anderson
SCÉNARIO: Paul W.S. Anderson
AVEC: Milla Jovovich, Ali Larter, Wentworth Miller, Shawn Roberts et Kim Coates
Resident Evil et moi, nous avons une drôle de relation. Chaque fois qu’un nouvel opus sort au cinéma, je sais que je n’aimerai pas ça, je sais que je vais sortir de la salle décontenancé, je sais que j’aurai le syndrome de la page blanche en écrivant ma critique, ne sachant pas par où commencer. Mais je sais aussi que je serais le premier en ligne pour aller le voir. Devant Resident Evil, je suis comme un serpent hypnotisé par la musique sortant de la flute du dompteur de serpent, mais n’oubliant jamais que le dompteur n’est qu’un charlatan.
Toujours en quête pour trouver des survivants, Alice continue quand même de s’amuser en détruisant la Umbrella Corporation du mieux qu’elle peut. Sur sa route, elle retrouvera Claire Redfield, rendue folle et amnésique par une étrange machine attachée à son thorax. Alice décide donc de partir à la recherche d’Arcadia, la mystérieuse cité offrant protection et nourriture aux survivants en plus de se faire de nouveaux amis, barricadés dans une prison.
Le scénario de Resident Evil: Afterlife est un peu comme une épée à double tranchant. Le scénario est mince comme une feuille de papier et débile à souhait, mais en même temps, il ne se perd pas dans un dédale d’explications. Anderson garde les choses simples, nous empêchant une confusion inutile. Resident Evil n’est que du junk food et il embrasse cela. Cependant, la simplicité ne s’est pas arrêtée là, nous livrant des dialogues d’une stupidité crasse, un feu roulant de one-liners sexy et macho. En fait, ce n’est pas totalement vrai. Le film contient quand même son lot d’ineptie. Alors qu’au début, Alice se voit voler tous ses pouvoirs surnaturels, le film laisse présager qu’elle sera désormais vulnérable. Pourtant, le personnage continu à être indestructible en sautant d’un édifice, faisant du kung-fu surhumain et j’en passe. Mais bon, il y a quand même une différence entre un scénario débile compliqué et juste simplement débile.
Tout comme les zombies dans le film, la série s’est complètement mutée de film « d’horreur » en film d’action. Ici, les zombies ne sont que des prétextes pour nous donner des monstres surhumains et utilisant une surabondance de « slow motion » pour ses scènes d’action, transformant le film en suite illégitime de The Matrix. Cependant, je dois donner à Anderson le fait qu’il possède tout de même une certaine vision artistique. Plusieurs de ses plans sont simplement d’une beauté et d’une ingéniosité époustouflante. Je ne comprends pas pourquoi il s’acharne à faire des films d’horreur quand il est évident que son talent serait mieux servi par des films d’action. N’ont pas qu’il soit le Steven Spielberg de l’action, mais c’est clair qu’il comprend mieux ça que l’horreur. Car, encore une fois, l’horreur est mise de côté. Très peu de scènes de suspense et encore moins de moments gores, pourtant une pierre angulaire du film de zombie.
Ici, le 3-D est, comme pour la plupart des films, inutile. Par contre, le film place un pas vers la bonne direction, offrant à plusieurs reprises des scènes où l’on nous lance en pleine figure des balles, des étoiles de ninjas, des explosions et plus encore en pleine figure.
Après quatre films, on peut conclure que la série Resident Evil est constante dans sa principale réussite. C’est une série de films avec des zombies qui nous laisse comme telle durant l’écoute, on n’a jamais à penser en le regardant. C’est l’équivalant cinématographique de s’évacher sur son divan et zapper un beau dimanche après-midi. La série n’atteint jamais vraiment le fond, réussissant malgré tout à toujours nous divertir. Disons qu’il y a de pires façons que de passer une heure trente de notre vie.



• Resident Evil : L’au-delà (Version française/Québec)


• Resident Evil (2002)
• Resident Evil : Apocalypse (2004)
• Resident Evil : Extinction (2007)


• Dawn of the Dead (2004)
• House of the Dead (2003)
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