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REST STOP2006
RÉALISATION: John Shiban Ayant passé le plus gros de sa carrière derrière la camera, John Shiban s’est battit de l’expérience en étant écrivain et producteur pour des séries tel que The X-Files, The Lone Gunmen et Star Trek : Enterprise. Ayant réalisé un épisode de The X-Files en 2002, il décida de récidiver avec Rest Stop. Ce film est d’ailleurs le premier opus de Raw Feed, la nouvelle branche de Warner Brothers qui va se concentrer que sur les direct-to-video d’horreur et de science-fiction. Alors qu’elle est en fugue avec son petit ami, Nicole Carrow demande à ce dernier d’arrêter à un arrêt stop pour aller au petit coin. En ressortant, Nicole découvre que son copain est disparu et qu’un étrange camion la guette. Elle passera alors toute la nuit à éviter le mystérieux meurtrier, a rencontrer d’étranges personnages et, ultimement, survivre! Rest Stop est l’exemple parfait d’un premier film: il y a beaucoup de vouloir, mais peu d’originalité. John Shiban semble s’être fait un marathon de films d’horreur juste avant de commencer à écrire son scénario. Ce dernier possède des ressemblances évidentes avec plusieurs films du genre tels que Wolf Creek, Reeker, The Hitcher, Wrong Turn, Jeepers Creepers et j’en passe. À chaque développement que l’on aperçoit, on peut se referer à un des films mentionnés plus haut et dire: « Oui, ca me fait penser à… », au point tel qu’on peut deviner à l’avance ce qui va se passer. En plus d’avoir pigé des scènes et événements dans la plupart des films récents, Shiban a aussi modelé son personnage principal sur des stéréotypes connus. Alors que Nicole Carrow nous est montré comme une faible qui pleurniche tout le temps, Shiban la transforme alors en blondasse qui botte des culs au moment opportun que pour servir son scenario. Mais le comble du développement est la finale. Alors que Nicole chiale et ne fait rien durant tout le film, juste à la fin, elle décide de se battre, de façon tout à fait inattendue. La mentalité de Nicole n’est pas constante et est alternée selon le bon vouloir de Shiban, au dépend d’un scénario peu plausible. Cependant, le point le plus dérangeant et étrange, c’est l’histoire de fantômes que Shiban impose à son film. Shiban semble avoir écrit un scénario complexe et noir, mais en procédant à plusieurs coupures par la suite. Malheureusement, il a laissé certains éléments dans son scénario par rapport à des fantômes, ce qui ne donne aucun sens au film. Par exemple, Nicole va rencontrer une ancienne victime du tueur qui est enfermée dans un placard. Mais plus tard dans le film, cette dernière disparaîtra sans laisser de trace, comme si elle ne fut jamais là. Mais tout ceci n’est jamais expliqué, ce qui laisse une impression bizarre aux spectateurs. Shiban est habitué de travailler sur des téléséries et cela parait. Durant le film, il y a beaucoup de moments long et inutiles. Par exemple, à un moment donné, un policier arrive sur les lieux. Tout ce qui se passe avec lui aurait du durer un maximum de dix minutes. Imaginer la scène dans Wrong Turn avec le policier à la fin, mais qui dure trente minutes avec un monologue que le policier récite pour acheter du temps au film. Shiban a surement voulu écrire un scénario complexe remplie d’action, mais ce n’est qu’une longue suite d’événements étirés. Heureusement, la présence du tueur dans le film est réussie. Il arrive et repart sans avertir et donne une belle ambiance au film. D’ailleurs, le meurtrier fait penser à ceux dans Jeepers Creepers, Wolf Creek et The Hitcher de la manière dont il travaille et par le mystère qui l'entoure. Le plus intéressant, c’est que la présence du tueur est très présente et lourde, alors qu’on ne le voit jamais. On ne fait que l’apercevoir dans le noir, assis dans son camion ou hors plan. De ce côté au moins, Shiban possède un certain potentiel. Avec un scénario qui a du bon sens, il serait capable de faire mieux. Pour un premier film, autant Shiban que Raw Feed auraient pu faire mieux. Rest Stop n’aide pas à faire une belle première impression pour ni l’un ni l’autre. Cependant, je souhaite bonne chance pour leurs projets futurs, car au moins, contrairement à plusieurs, la volonté de faire quelque chose de bien est là.
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