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RETURN OF THE KILLER TOMATOES1988
RÉALISATION: John De Bello On a tous eus de ridicules et malheureux premiers emplois. Pour ma part, je faisais le ménage chez mon professeur de peinture pour 2$ de l’heure. J’ai un ami qui a travaillé pour McDonald's, un autre qui livrait les publi-sacs et j’ai même déjà lu quelque part qu’un acteur, dont le nom m’échappe, vendait des ampoules électriques par téléphone au début de sa carrière. Pour George Clooney, il est clair qu'un de ses pires premiers emplois fut Return of the Killer Tomatoes ! Le professeur Gangreen a perfectionné sa méthode pour transformer les tomates. Maintenant, il est capable de leur donné une forme humaine, mais aussi des «âmes ». Lorsque sa femme tomate parfaite s’enfuit, il fait tout en son pouvoir pour la retrouver. Malheureusement pour lui, sa femme tomate se réfugie chez le jeune homme qui ne cesse de la courtiser, le neveu du plus grand héros de la dernière guerre contre les tomates. Pour ceux qui ne connaissent pas la série des Killer Tomatoes, juste vous dire que si vous cherchez un film d’horreur, aller voir ailleurs. Ce ne sont que des comédies absurdes ayant pour thème des tomates qui attaquent le monde. Ceci étant dit, ceux qui s’attendent à voir une comédie désopilante peuvent aussi aller voir ailleurs, car la moitié des blagues ne tombent pas seulement à plat, elles défoncent carrément le plancher. Même moi, qui rit pour rien ou qui se pisse dessus en entendant les mots «pipi », «caca » et «pénis » dans la même phrase, j’ai à peine rit. Il y a bien quelques bonnes blagues, surtout vers la fin quand le réalisateur apprends à toute l’équipe qu’il manque d’argent pour faire le film. Cela est assez drôle en soit, mais la blague est que pour trouver de l’argent, le réalisateur fait du placement de produit un peu partout dans le film et cela donne droit à quelques moments assez drôles. Malheureusement, ces moments sont trop peu, trop tard. Mais justement, parlant de manque de budget, voilà un des éléments qui a toujours fait la force de la série des Killer Tomatoes, le coté amateur-professionnel. Pour faire une comparaison, les Killer Tomatoes sont un peu les ancêtres des Chick N’ Swell. Par exemple, la femme tomate possède un animal de compagnie, une tomate en peluche. Mais ne vous attendez pas à une espèce de Gizmo réussi, non, c’est réellement un toutou en peluche qui se promène de façon ridicule. On peut presque voir la main qui la dirige maladroitement. Il est difficile de critiquer un film comme Return of the Killer Tomatoes. Personnellement, j’ai trouvé que c’était une comédie drabe, peu drôle et un film généralement mauvais. Cependant, je peux quand même comprendre pourquoi ce genre de film peut plaire au public. Tout est dans le charme ! Même les fans reconnaissant que ces films sont mal faits, sans budget et minables, mais ils ne peuvent s’empêcher de protéger les films avec verve. C’est un peu le cas avec les films Troma. On ne les regarde pas pour la qualité artistique ou les effets spéciaux, mais bien parce qu’ils viennent toucher des cordes sensibles en nous. C’est une qualité que peu de films possèdent et qui est inexplicable et incritiquable. Personnellement, je ne recommanderais jamais à mes amis de voir ce film. Cependant, je ne partirais jamais en guerre d’arguments contre un fan de ce film ou de la série, car je peux comprendre pourquoi certains peuvent être intellectuellement émoustillés en entendant les mots Killer Tomatoes. Anchor Bay a remis sur le marché Return Of The Killer Tomatoes sous la collection Cult Classic Film Series.
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