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RIGHT TO DIE2007
RÉALISATION: Rob Schmidt Avec un seul film d'horreur à son actif, aussi génial soit-il, Rob Schmidt (Wrong Turn) ne peut être considéré comme un maître de l'horreur. Cela n'a pas empêché le producteur Mick Garris de l'engager pour réaliser Right To Die dans le cadre de la série Masters Of Horror. Faut croire que les vrais Maîtres avaient mieux à faire! Abby et Cliff forment un couple sur le bord du divorce. Monsieur a trompé madame. Madame ne peut pardonner à monsieur! Alors qu’ils sont en route vers un chalet pour régler leurs différents, Cliff perd la maîtrise du véhicule et percute un arbre. La voiture prend en feu, laissant Abby dans un coma, brûlée de la tête aux pieds! Alors qu'il ne sait pas s'il doit garder sa femme en vie où la débrancher du respirateur artificiel, celle-ci profite de ses courtes pertes de conscience pour venir hanter son mari et venger son état! Alors que le débat sur le suicide assisté prend des proportions démesurées, Cliff devra prendre une décision avant d'être victime du fantôme de sa femme. Rob Schmidt a bien des croûtes à manger avant de se trimballer dans la cour des grands. Preuve à l'appuie: Right To Die!! Le jeune cinéaste à qui l'ont doit le palpitant Wrong Turn fend l'air à plus d'une reprise! Right To Die est assez évocateur. Un des sujets les plus tabous de l'heure, le suicide assisté, est utilisé comme catalyseur à une histoire de fantôme. Au lieu de prendre position dans un débat franchement délicat, Schmidt a plutôt choisi la facilité en vulgarisant le tout, évitant le plus possible d'exposer la nature de la polémique. Avec ses personnages stéréotypés, ses situations irréalistes et son penchant pour la nudité gratuite, Right To Die rend le sujet anodin, à la limite d'une mauvaise farce! Sur ce point, il est dommage que Schmidt n'ait pas emprunté une approche plus politisé, à la George Romero, puisque Right To Die avait au moins le mérite d'être le premier film d'horreur à traiter du sujet. Avec la critique sociale balancée aux vidanges, Right To Die mise donc uniquement sur son histoire de fantôme. Le scénario tente d'innover en rendant possible les hantises seulement lorsque Abby perd conscience! L'idée est ingénieuse, mais le résultat est trop élaboré pour être efficace. Schmidt enchaîne les effets chocs et les situations hors de l'ordinaire pour déstabiliser le spectateur. Pourtant la simple vue d'Abby dans ses bandages... ou sans ceux-ci est assez pour donner des cauchemars à n'importe qui! Par contre, la subtilité n'est pas au vocabulaire de Schmidt. Même si l'image d'une femme à la peau fondue est suffisante pour laisser une marque permanente dans la conscience des spectateurs, Schmidt préfère en mettre plein la vue avec des effets visuels inutiles qui distraient les spectateurs de leur peur initiale. Tant par sa réalisation que par sa mentalité enfantine, Right To Die est un sous-produit des années 80 qui emprunte à plusieurs oeuvres sans jamais s'accaparer d'une identité propre! L'influence des Hellraiser, Witchboard, Patrick et Dead & Buried est notable, mais Right To Die ne parvient jamais à hausser ses intentions au niveau supérieur. Reste plus que des effets sanglants et des maquillages hautement réussis. Le corps brûlé d'Abby donne des frissons dans le dos. Dommage que le personnage ne soit pas mieux exploité. Les mélomanes seront aussi heureux d'apprendre que la musique a été composée par Joey Santiago, guitariste du groupe culte Pixies. Bien que celle-ci agrémente le côté niait de l'histoire, les compositions de Santiago demeurent accrocheuses. Le DVD de Right To Die est distribué par Anchor Bay. Parmi les suppléments, on retrouve une piste de commentaires audio avec Schmidt, un documentaire sur le tournage, un documentaire sur les effets visuels et des bandes-annonces. Il est certain qu'il aurait été possible de faire bien pire en 58 minutes. Par contre, c'est avec des épisodes comme Right To Die que l'intégrité de Masters Of Horror en prend un coup! Convenu et facile ... Voici deux termes qui ne devraient aucunement caractériser cette série! Je suis peut-être sévère envers le film de Rob Schmidt, mais disons que je trouve insultant qu’une telle prémice soit gaspillée ainsi!
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