RÉALISATION: Gore Verbinski
SCÉNARIO: Ehren Kruger
AVEC: Naomi Watts, Martin Henderson, David Dorfman, Brian Cox et Daveigh Chase
The Ring est le remake américain du film japonais Ringu. Ce dernier étant l'adaptation du livre du même nom écrit par Kôji Suzuki. Ringu a fait sensation au Japon et s'est imposé comme un classique au même degré que The Exorcist. Il était donc prévisible que les Américains allaient s'intéresser au sujet.
La journaliste Rachel Keller a grand besoin d'une histoire rafraîchissante pour redonner vie à sa carrière. En allant aux funérailles de sa jeune nièce, elle entend une rumeur sur la mort prématurée de l'adolescente. Supposément, celle-ci aurait regardé une vidéocassette très mystérieuse. Une série d'images bizarres sont présentées. Une fois le vidéo terminé, le téléphone sonne et une voix murmure qu'il ne vous reste que sept jours à vivre. Intriguée, mais sceptique, Rachel décide de partir à la recherche de cette cassette pour découvrir la vérité. Dès qu'elle met la main sur cette cassette, Rachel ne peut s'empêcher de la visionner. Le compte à rebours est démarré. Il ne reste que sept jours à Rachel pour trouver une solution à cette énigme.
Ceux qui aiment les histoires de fantômes seront extrêmement bien servis. The Ring est un des films d'épouvante les plus efficaces que j'ai vu depuis je ne sais combien de temps. Le crédit ne leur revient peut-être pas, mais l'histoire de ce film est une des plus originales que j'ai entendu. Cette cassette qu'on ne doit pas écouter ressemble en tout point au genre de légendes urbaines qu'on se raconte devant un feu de camp. C'est dur de ne pas être intrigué. L'héroïne du film pose des gestes qui font beaucoup réfléchir. Qu'une cassette semblable existe est assez invraisemblable. Par contre, si tout comme Rachel vous veniez en possession de celle-ci, que feriez-vous? La réponse n'est pas évidente. C'est ce qui est si intrigant avec The Ring. On nage en terrain inconnu et on veut à tout pris savoir ce qui se cache derrière cette mystérieuse cassette.
Un des éléments les plus réussis du film est la réalisation de Gore Verbinski. Bien que l'histoire ait été magnifiquement réalisée dans la version japonaise, Verbinski réussit à injecter à son remake, sa propre identité. La chose qui m'a le plus marquée dans The Ring est l'utilisation des couleurs. Le film est dépourvu de couleurs vives. Chaque scène est remplie de blancs, de beiges et de couleur neutres. C'est comme si on était dans un rêve. Il n'y a qu'un seul élément coloré dans le film, à vous de le trouver.
Pour n'avoir jamais réalisé de films d'horreur auparavant, Gore Verbinski montre qu'il a beaucoup de talent (c'est sûrement son prénom qui le prédestinait!). Il utilise plusieurs angles très originaux et réussit à bâtir un suspense extrêmement efficace. La finale du film est une des plus effrayantes que j'ai vues. Ehren Kruger, qui avait manqué son coup comme scénariste de Scream 3, fait tout un travail avec le scénario de The Ring. Ehren Kruger (encore une fois un nom destiné à l'horreur...) est resté fidèle à l'histoire originale. Les moments les plus marquants du film japonais ont été préservés. Par contre, le scénariste s'est donné la liberté d'inclure plusieurs nouveaux éléments qui contribuent très bien à la réussite du film. La musique de Hans Zimmer est excellente, surtout celle qui joue lorsque la cassette est visionnée. Je ne sais pas si c'est une création de Zimmer mais, cette musique, constituée d'effets sonores weirds, me donne la chair de poule chaque fois que je l'entends.
Côté acteurs, The Ring m'a fait découvrir l'excellente Noami Watts. Elle porte littéralement le film sur ses épaules. Le jeune David Dorfman, qui joue le fils de Rachel, est un des enfants les plus doués que j'ai vu depuis Haley Joel Osment dans The Sixth Sense. Et la jeune Daveigh Chase interprète un des nouveaux méchants le plus effrayant du cinéma d'horreur.
The Ring a définitivement sa place parmi les films les plus épeurants de tous les temps. C'est un chef-d'oeuvre dont on entendra parler encore longtemps.