The River Murders

THE RIVER MURDERS

2011

RÉALISATION: Rich Cowan
SCÉNARIO: Steve Anderson
AVEC: Ray Liotta, Christian Slater, Ving Rhames, Gisele Fraga et Michael Rodrick

Je trouve cela toujours un peu triste lorsque je vais au club vidéo et que je vois une pochette telle que celle de The River Murders. Une affiche sur laquelle se trouvent trois gros noms populaires… en 1994. C’est dur d’être un has-been à Hollywood lorsque tu as déjà été au top avec des films comme Goodfellas, Heathers ou Pulp Fiction. De passer de cela au film direct en DVD, c’est une méchante débarque. Question de les encourager, et d’aider à ma façon à flatter leur ego, j’ai pris une chance avec The Rivers Murders. J’ai déjà vu pire disons…

Rien ne va plus pour l’enquêteur Jack Verdon. Une ancienne amante est retrouvée morte au dernier endroit où ils ont fait l’amour et il est maintenant un suspect. Sa mère meurt dans un accident et des agents du FBI enquêtent sur lui, car tout ce que sa queue a touché se retrouve mort. En partenariat avec le FBI et son département de police, Jack mènera son enquête afin de savoir qui est le tueur en série qui semble en savoir autant sur sa vie personnelle.

À la base, l’idée derrière The River Murders est intéressante. L’analyse d’un homme à travers ses conquêtes sexuelles décimées une à une. Pourquoi a-t-il couché avec tant de femmes? Que représentaient-elles pour lui? Pourquoi un tueur en série décide-t-il d’utiliser cette ligne de pensée pour tuer des femmes et pour quelles raisons? Toutes des questions pertinentes qui seront à moitié répondues de façons moyennement cohérentes. Le scénario démontre certains hommages à des films tels que Seven, mais le tout est mal cousu ensemble. Ça forme bel et bien une couverture tout ensemble, mais elle est asymétrique.

Surtout lorsqu’on voit comment le film est construit et se déroule. Assez rapidement, le spectateur découvre qui est le tueur et ses raisons. Mais les personnages principaux sont dans le noir et font leur enquête. Le problème c’est que le tout sert pas à grand-chose quand on sait déjà le pourquoi et le comment de la chose. Surtout que les indices laissés par le tueur sont assez évidents, même sans savoir ce que le spectateur sait. Pourtant, nos détectives prennent pas mal de temps à tout découvrir, à notre grand malheur. Les choses trainent donc en longueur et on essaie plutôt d’approfondir les personnages. Mais généralement, ils sont inintéressants.

Et pourquoi développer certains aspects du scénario si ce n’est que pour les oublier par la suite? Par exemple, le personnage du père de Jack. Au début, on nous le montre souvent et on sent la tension entre le père et le fils. Une tension qui ne sera jamais expliquée. Un personnage qui vit le deuil de sa femme, caractéristique qui touche grandement le fils, mais que l’on ne mentionnera plus vers la fin. Le film est rempli de problèmes scénaristiques du genre. On creuse des trous, mais on les remplit à moitié, ce qui en fait un chemin boiteux.

Sans compter que le scénario comporte son lot de moments ridicules. La partenaire de Jack se fait suivre par un inconnu qui essaie de la cruiser ( mais qui est en fait le tueur ) et un moment donné, elle se met à douter de lui de le soupçonner d’être le meurtrier. Alors au lieu de faire une enquête sur lui, elle ne fait que le montrer à son partenaire pour être sûr qu’il ne le reconnaît pas. C’est tout! Elle n’essaie pas plus loin, se disant que c’est bien assez pour ne plus le soupçonner.

Je chiale pas mal contre le scénario, mais c’est vraiment le gros problème du film. Point de vue technique ou du jeu d’acteurs, tout est correct. Rien d’extraordinaire, mais rien de vraiment lourd et handicapant. Un film qui se tient dans cette zone grise où les longs métrages qui nous indiffèrent se retrouvent. Mais bon, à quoi m’attendait-je venant d’un acteur qui, au sommet de sa carrière, jouait le rôle d’un homme avec un cœur de babouin! Sacré Christian Slater. Pump Up your Career!

  • Dominic Paulhus

  • • La Rivière Sanglante (Version française/Québec)

     

    • Seven (1995)
    The Alphabet Killer (2008)

     

     
     


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