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THE ROCKY HORROR PICTURE SHOW
1975
RÉALISATION: Jim Sharman
SCÉNARIO: Richard O’Brien et Jim Sharman
AVEC: Tim Curry, Susan Sarandon, Barry Bostwick, Richard O’Brien et Patricia Quinn
Je me sens comme David contre Goliath. J’ai l’impression d’être les trois cents spartiates contre l’Empire perse au complet. D’être une tarte au sucre contre Dominic Paulhus. Je vais mener un combat ultime. Une guerre qui risque de me coûter mon poste. Car, aujourd’hui, en ce jour sacré des Dieux, je vais m’attaquer à quelque chose de gros, d’énorme, le grand-père de tous les classiques. Sans plus attendre, je me lance! Eh oui, je trouve que The Rocky Horror Picture Show suce!
En route pour visiter leur professeur, Janet et Brad tombent en panne sur une rue déserte. Apercevant un château au loin, les deux fiancés s’y rendent, dans l’espoir d’appeler une dépanneuse. Mais nos deux tourtereaux se feront kidnapper par le docteur Frank-N-Furter, qui vivra une soirée toute particulière. Son projet, son homme sexuel parfait, Rocky Horror, est au point et Frank-N-Furter lui donnera la vie! S’ensuivra une pléiade de chansons et d'aventure à la Benny Hill.
Ma déception envers ce film est proportionnelle aux nombres d’insultes que je recevrai pour cette critique. Mon amour des comédies musicales n’est plus un secret, et j’attendais impatiemment le jour où j’écouterais ce classique du genre. Le jour fut, les conditions étaient parfaites et pourtant, je me suis ennuyé royalement!
Je crois que je ne surprendrais personne en disant que l’élément le plus important d’une comédie musicale, c’est la musique! Ça prend, à la base, des mélodies entrainantes ainsi que des paroles exaltantes, un texte que nous aurons envie d’apprendre par cœur et de réciter ad nauseam! Mais je n’ai trouvé rien de cela! Il n’y a peut-être que la célèbre The Time Warpet la pièce avec Meat Loaf que j’ai quand même appréciées, mais pour le reste, je trouve les chansons assez ennuyantes et peu divertissantes. Trop souvent, les chansons changeaient le tempo pour suivre l’action ou les paroles, ce qui rendait la mélodie inégale. Ou alors, la musique était simplement trop expérimentale ou bizarre pour mes goûts.
De plus, je dois dire que je suis déçu par les performances musicales des acteurs. Je n’ai absolument rien à redire sur leur jeu, Susan Sarandon et Barry Bostwick étant particulièrement drôles et charmants, mais pour le reste, je comprends mal qu’on leur ait donné autant d’importance vocale, Sarandon chantant beaucoup trop haut par exemple. Disons que je n’ai découvert aucune voix spectaculaire dans ce film et c’est bien dommage. Une comédie musicale est aussi à propos des voix de ses acteurs. Elles doivent transporter le spectateur par la richesse de leurs chants. Ce n’est aucunement le cas ici, les acteurs se contentant de chanter les paroles, sans vraiment s’y donner à fond.
Je voulais garder ce sujet pour la fin, mais bon, tant qu’à y être! Tim Curry est un dieu! Voilà! Sa voix british est chaude et onctueuse, un régal pour les oreilles. Et sa performance extravertie à elle seule vaut le détour. Jamais il n’y aura eu une plus grande dragqueen! Crever l’écran plus que ça, il aurait passé dans notre dimension à la Last Action Hero! Si ce n’était de lui, j’aurais probablement donné une pire note au film.
Je dois dire aussi que le film contient quelques moments plutôt rigolos qui m’ont bien fait rire. De voir le docteur Frank-N-Furter rentrer dans la chambre de Janet en se faisant passer pour Brad et commencer à la caresser alors qu’elle vient de se rendre compte du stratagème pour finalement se laisser faire est comique. C’est encore plus drôle que la même chose se produit dans la chambre de Brad avec exactement les mêmes répliques! Ces moments sont le bienvenue, mais sont que trop rares.
The Rocky Horror Picture Show souffre trop d’une réalisation et d’un scénario inégal. On dirait une montagne russe construite par un enfant qui vient de découvrir les Legos, ça part dans tout les sens en même temps. De plus, le scénario est trop confus et fou. J’aime bien de la folie et de l’excentricité dans mes films, mais il y a une limite. On dirait une couverture en damiers, vous savez, ces vieilles couvertures de grand-mère faites avec des restants de tissus carrés. Une suite d’idées qui ne s’harmonisent pas très bien entre elles. Et le tout tourbillonne vers une finale des plus ridicules, mais qui, je dois admettre, fait quand même du sens dans tout ce brouhaha. Donc, une fin sans queue ni tête précédée de quelques numéros ennuyants qui m’ont laissé sur ma faim.
Les fans de cinéma sont les personnes qui font le plus confiance au jugement général, ce qui cause souvent des désagréments. Tel film est un classique? On s’empresse de le regarder, emplie d’espoir et certain d’apprécier l’œuvre à l’avance. La plupart du temps, les éloges sont bien fondés, mais, parfois, nos espoirs nous éclatent en pleine figure. Comme moi avec The Rocky Horror Picture Show! LE film que je voulais le plus aimé. LE film qui aurait changé ma vie. Eh bien je t’emmerde Rocky Horror Picture Show! L’année prochaine à l’Halloween, je me déguise en Repo Man, ma blonde en Audrey II et on te pisse à la raie!



• Shock Treatment (1981)


• Repo! The Genetic Opera (2008)
• Little Shop of Horrors (1986)
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