THE SACRIFICE
2008
RÉALISATION: Breck Eisner
SCÉNARIO: Mick Garris
AVEC: Jeffrey Pierce, Jesse Plemons, Rachel Miner, Mircea Monroe et Stephen Martines
Il me semble agréable d’avoir un rendez-vous hebdomadaire avec ma télévision. Un moment où je m’assoie sur mon sofa et que j’entre dans l’univers cinématographique que quelqu’un à façonné pour moi et des milliers d’autres spectateurs. Ensemble, mais séparé par les murs de nos maisons, nous partageons cette heure de délices visuels et sonores tant attendue.
Depuis quelques semaines, je cherche la série télévisée qui me poussera à être au rendez-vous la semaine suivante… sans succès! Je suis un brin poche, mais je ne laisse pas plus qu’un épisode pour me charmer. Si je n’embarque pas tout de suite, c’est peine perdue. Ennuyée par ces vaines tentatives, j’ai décidé de fouiller du côté des séries un peu plus vieilles. Une illumination m’est venue : Fear Itself (2008)! J’avais adoré les deux saisons de Masters of Horror du même concepteur, Mick Garris, alors pourquoi ne pas donner de chance à cette chair fraîche? Surtout qu’elle utilise la même recette que MoH, sois de donner une heure d’antenne à différents réalisateurs du genre horrifique.
Le premier épisode, The Sacrifice, a comblé mon attente (et Dieu sait qu’elle est énorme lorsqu’il s’agit d’horreur). Je me donne donc comme mission de critiquer chacun des treize épisodes de la première saison (wouhou !!) pour votre grand bonheur et le mien.
Breck Eisner (Sahara, 2005), dans ce premier opus, porte à l’écran une courte histoire de Del Howison, The Lost Herd, adaptée par Garris lui-même. Ce conte fantastique digne des frères Grimm dans leurs plus obscures expressions nous transporte dans une forteresse isolée au fond des bois en apparence paisible sous un hiver avancé. C’est dans cette demeure que vivent trois jolies sœurs en retrait du monde. Elles sont découvertes par quatre criminels en fuite qui voient en leur résidence un lieu d’exile. Ils paieront durement leur erreur, car des choses étranges surviennent dans ces lieux. Les hommes disparaissent les uns après les autres et les jeunes femmes sont vite soupçonnées. Sont-elles réellement la cause du mal qui gruge leur univers ?
Des histoires de sorcières attendant leurs victimes au fond des bois, il y en a des tonnes. Mais détrompez-vous, il ne s’agit pas du tout de ce que vous croyez. On mélange ici savamment différentes légendes et on leurs greffe des revirements inattendus. L’ambiance fantastique et mystérieuse propre au conte est superbement conçue. La direction artistique doit être louangé ! Les décors sont magnifiquement élaborés, les costumes finement choisis, les effets spéciaux d’une crédibilité à couper le souffle. Les cadrages sont originaux et avantagent ces éléments visuels. Le directeur photographique maîtrise décidément les possibilités de son art. Les acteurs sont en symbiose avec leur personnage ce qui rend leur interprétation juste et probable. En rajoutant l’éclairage lugubre et la trame sonore typique, mais efficace on se retrouve avec un épisode fort intéressant où l’ambiance est prenante et oscille entre le fantastique fascinant et la peur digne de ce nom. Lorsque les événements crus et violents nous pousseraient à fuir l’écran du regard, le fantastique nous flatte doucement le dos afin de nous réconforter, « Ce n’est qu’une histoire fictive » nous dit-il.
Astucieusement adaptée, l’histoire de The Sacrifice joue avec l’anticipation du spectateur. La plupart des films d’horreur aussi, mais plusieurs ratent leur objectif. Ici, la cible est touchée d’aplomb. Souvent je me suis demandé ce qui allait se passer et qu’est-ce qui pouvait être la cause de cette abomination. Toutes mes théories étaient fausses. Malgré mon imagination débordante et les pièces de puzzle distribuées de temps à autre, je n’ai pas réussit à démasquer le pot aux roses. Ce faire surprendre avec un récit et un dénouement innovateurs, n'est-ce pas ce que nous cherchons tous lorsque nous nous retrouvons devant une œuvre filmique ?
Le point cinq manquant à cet épisode afin d’obtenir une note parfaite est dû entièrement à une crainte naïve. Serait-il possible que cette histoire éclipse totalement les autres de la série ? Qu’elle soit non représentative du tout et que mon attente soit trop haute pour le reste ? Et bien, qui vivra verra !
Pour ceux qui ont manqué la diffusion télévisée de la série Fear Itself, comprennant The Sacrifice, de juin 2008 à janvier 2009, vous aurez la chance d’acheter le coffret de la saison 1 le 15 septembre 2009 dans un joli boîtier concept pierre tombale et de vous taper les épisodes en rafale. Pour être certain que l’achat en vaut la peine, suivez mes critiques hebdomadaires sur la série.



• Fear Itself: Saison 1 (2008-2009)
• Spooked (2008)
• Family Man (2008)
• In Sickness And In Health (2008)
• Eater (2008)
• New Year's Day (2008)
• Community (2008)
• Skin And Bones (2008)
• Something With Bite (2009)
• Chance (2009)
• The Spirit Box (2009)
• Echoes (2009)
• The Circle (2009)


• The Village (2004)
• 30 Days of Night (2007)
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