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SAINTS-MARTYRS-DES-DAMNÉS2005
RÉALISATION: Robin Aubert Ça n'arrive pas souvent, mais c'est toujours excitant lorsqu'un film d'horreur québécois sort en salle. Il y en a sûrement qui vont dire que Saints-Martyrs-Des-Damnés n'est pas un film d'horreur et ils n'ont pas tort. Par contre, le film de Robin Aubert n'est définitivement pas pas un film d'horreur ! Flavien Juste est un journaliste qui travaille pour un magazine à sensation bas de gamme. Tanné de couvrir des histoires telles que "la femme à trois seins", Flavien se fait offrir de couvrir une histoire plutôt intrigante par son patron. Accompagné de son photographe et meilleur ami, Armand Despas, il doit se rendre dans le petit village De Saints-Martyrs-Des-Damnés pour enquêter sur une série de disparitions inexpliquées. Selon les dires de son patron, tout inconnu qui entre dans le village n'en ressort jamais. À peine arriver à destination, Flavien est confronté au spectre d'une jeune mariée, à un hôtel hanté, à un garagiste portant un masque et aux deux voyous de service du village. Comme si ce n'était pas assez, son ami Armand disparaît sans laisser de traces. En essayant de retrouver son ami, Flavien va déterrer les secrets macabres de Saints-Martyrs-Des-Damnés. Je vais commencer tout de suite par faire des comparaisons. Saints-Martyrs-Des-Damnés est une espèce de croisement entre Twin Peaks, The Twilight Zone, Stir Of Echoes et une version "humaine" de The Corpse Bride. Le réalisateur Robin Aubert est un fanatique des différents cinémas de genre et son premier film est un cri d'amour envers ceux-ci. Saints-Martyrs-Des-Damnés est un drame fantastique alliant l'horreur, le surnaturel et l'absurde. Ce n'est pas un film fait pour tout le monde. Le scénario, également écrit par Aubert, est complexe et n'offre pas nécessairement toutes les réponses à nos questions. Ceux qui aiment se creuser la tête et ce que j'appelle la notion "what the fuck ?" seront bien servis. Saints-Martyrs-Des-Damnés est comparable à un cauchemar éveillé. Aubert alterne extrêmement bien avec non seulement, les genres, mais aussi le ton et le visuel du film. Le film peut très bien passer d'un moment effrayant à une scène d'amour sensuelle et romantique. Bien sûr, on est sur HORREUR-WEB.COM, et je vous entends vous questionner: " et l'horreur dans tout ça ?" Quelques secondes avant de voir le film, je me questionnais encore sur Saints-Martyrs-Des-Damnés. Étais-ce un film d'horreur, un drame, une science-fiction ou autre chose ? Je n'en avais aucune idée. Je ne le sais pas plus deux jours après avoir vu le film ! Ce que je sais, c'est que le film a définitivement un aspect horreur qui plaira aux amateurs du genre. La première partie est très effrayante. Aubert met en place son histoire de fantômes avec la mariée décomposée qui apparaît à tout moment devant Flavien et avec deux soeurs mortes qui gèrent un hôtel. Le visuel est très glauque et il faut être cliniquement mort pour ne pas avoir quelques frissons dans le dos. le milieu du film laisse un peu tomber l'horreur pour se consacrer à la romance entre Flavien et le personnage de Tite-Fille. D'un point de vu rythmique, Saints-Martyrs-Des-Damnés est 20 minutes trop long et c'est cette partie, en autre, qui est de trop. Par contre, il est difficile de s'en plaindre car c'est aussi le meilleur moment du film ! Je ne suis pas tomber sur la tête, vous avez bien lu. La chimie entre François Chenier et Isabelle Blais est excellente. La scène de sexe est sublime, Aubert l'a tournée avec une audace qu'on ne voit pas souvent au cinéma. Malgré l'excellence des moments entre Tite-Fille et Flavien, cette partie du film est propre à elle-même. Ce que je veux dire c'est que Aubert aurait pu faire un deuxième film totalement consacré à la naissance d'une idylle impossible entre deux êtres perdus. Lorsque la troisième partie débute, le spectateur a un peu perdu le goût au fantastique et à l'horreur et l'impact n'est pas aussi fort qu'il aurait dû l'être. Cette troisième et dernière partie est néanmoins bonne. Aubert pousse l'horreur à fond et laisse aller son imagination. Je n'embarquerais pas dans les détails pour ne pas gâcher les nombreux revirements. Par contre, laissez-moi vous dire que si vous aimez vos films weirds, vous allez être gâtés. La finale est, elle aussi, un peu trop longue. Aubert se perd avec ses explications qui sont superflues. Ce n'est pas un film parfait, mais pour un premier long métrage, Robin Aubert m'a grandement épaté. Le jeune réalisateur a une vision propre à lui-même et nous offre un film d'auteur rafraîchissant. En terme de films québécois, les fans de films d'horreur ne sont pas gâtés. Aubert a prouvé qu'il est possible de faire des films différents de Séraphin et de Les Boys au Québec. À vous maintenant de prouver que vous voulez voir plus de films de ce genre.
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