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SANCTUARY Saison 1
2008
RÉALISATION: Martin Wood
SCÉNARIO: Damian Kindler
AVEC: Amanda Tapping, Robin Dunne, Emilie Ullerup, Ryan Robbins et Christopher Heyerdahl
Au départ, Sanctuary fut une web série créée par Damian Kindler, un canadien reconnu pour sa participation à la franchise Stargate SG1. La série fut tellement acclamée, que Syfy Channel l’a immédiatement prise sous son aile afin d’en faire une série de treize épisodes sur son poste. Au départ, j’étais peu enthousiasmé par ce projet, mais comme parfois le ciel me sourit, Sanctuary fut la dernière de mes surprenantes découvertes.
Helen Magnus est une scientifique de 157 ans qui capture et abrite des créatures anormales. Son équipe est composée de sa fille, d’une tronche qui fabrique des armes, d’une nouvelle recrue qui travaillait pour la police et du Bigfoot! Ensemble, ils traquent de dangereuses créatures et essaient d’empêcher les plans machiavéliques de la Cabale, une organisation secrète qui expérimente sur lesdits anormaux.
La grande force de Sanctuary est d’avoir réussi, rapidement, à créer un univers unique et captivant. En seulement treize épisodes, la première saison dévoile plus d’éléments de sa mythologie que les cinq premières saisons de The X-Files! Les épisodes sont tout de même construits de la même manière, c'est-à-dire que chaque semaine, un nouveau monstre ou phénomène fait surface et nos héros doivent lui faire face. Mais cela n’empêche pas du tout les scénaristes de dévoiler plusieurs secrets et aspects de l’univers de Sanctuary. Un univers qui, d’ailleurs, est survolté. Par exemple, au cours de la saison, les créateurs de la série nous font découvrir des facettes cachées de certains personnages historiques, telles que Nikola Tesla, qui serait en fait un vampire, Sherlock Holmes, Jack l’Éventreur, le Big Foot et j’en passe.
Évidemment, puisque Sanctuary est une série de science-fiction/horreur, certains épisodes se doivent d’être des hommages ou d’être parfaitement uniques. Nous avons droit a un hommage à The Thing (grossier, mais tout de même intéressant), à Gremlins et un épisode qui se passe entièrement dans un minuscule sous-marin habité par deux des personnages. Le tout perpétue l’idée que les artisans derrière cette série maitrisent parfaitement leurs éléments fantastiques et savent en faire bon usage.
Un autre élément inusité est que c’est la première série à utiliser presque entièrement le « green screen » au point tel que 80% des décors sont créés par ordinateur et affichés de cette façon. Au début, cela m’énervait un peu, le procédé bien qu’extraordinaire, laisse paraître grossièrement le tout. Mais au fur et à mesure que la série avance, on vient rapidement habitué à cette technique qui devient rapidement essentiel dans l’appréciation. Le tout permet de créer des décors autrement impossibles à réaliser pour la télévision et donne un cachet unique à la série.
Sans aucun doute, l’une des caractéristiques importantes d’une série est ses personnages et leurs interprètes. Nul doute que Damien Kindler à créé des êtres uniques et pourtant génériques. Par exemple, la jeune combattante avec ses répliques cinglantes, la scientifique qui sait toujours trouver solutions à tout, le jeune protéger sarcastique, etc… . Mais au-delà de leurs caractères se trouvent des personnages attachants. De plus, comme je mentionnais plus haut, les créateurs savent utiliser des personnages connus de façon surprenante, ce qui ajoute au charme de la série. Évidemment, la majorité des acteurs livrent de brillantes performances, spécialement Ryan Robbins, en ingénieur cocasse qui pourrait passer pour le jumeau de Steve Zahn et Christopher Heyerdahl en Jack l’Éventreur. Il n’y a peut-être que Robin Dunne qui laisse perplexe. Peut-être est-ce un mélange entre sa performance et le scénario, mais son personnage est souvent sans saveur et parait bien pale comparé aux autres.
Habile croisement entre The X-Files et Buffy The Vampire Slayer, Sanctuary est l’une des séries les plus prometteuses que j’ai eu la chance de découvrir. La série possède un univers vaste et fascinant et utilise habilement des personnages historiques et folkloriques afin de les inclure dans l’histoire. Les premiers balbutiements de la série peuvent mettre en doute le talent pur de la série, mais on tombe rapidement en amour avec l’univers et les personnages.



• X-Files (1993)
• Buffy The Vampire Slayer (1997)
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