SCARCE

2008

RÉALISATION: Jesse T. Cook et John Geddes
SCÉNARIO: Jesse T. Cook et John Geddes
AVEC: Jesse T. Cook, John Geddes, Thom Webb, Steve Warren et Gary Fischer

Scarce Def. : Insufficient to meet a demand or requirement. Ce qui veut dire : « Insuffisant à remplir une demande ou un pré requis. » Voilà un titre parfait pour ce film canadien!

Trois amis reviennent de vacances du Colorado. Rendu en Pennsylvanie, un blizzard les attaque et un accident survient. Deux d’entre eux partent donc chercher de l’aide pour secourir leur ami blessé. Ils feront la connaissance d’un habitant très hospitalié, jusqu'à ce qu’il dévoile ses vraies intentions, transformer nos héros en méchoui.

Scarce est dans la lignée de la plupart des films d’étudiants en cinéma : beaucoup de bonnes volontés, mais peu de qualité. Des les vingt première minutes, on en est à se demander l’utilité du film. C’est tout le temps que ça prend pour se rendre compte que Scarce n’apporte rien de nouveau. Le scénario de Jesse T. Cook et John Geddes n’est rien de plus qu’un ramassis de clichés provenant des films les plus populaires du genre. C’est bon autant pour les dialogues, qui sont carrément ridicules la plupart du temps, que pour les scènes. On a des rednecks, des cannibales, des scènes de dépeçages d’humains, des totons et j’en passe. En gros, le scénario de Scarce est l’équivalent d’une peinture à numéro, un manque flagrant de créativité, hyper prévisible.

Alors que leur texte est sans aucun doute le fruit d’un dur labeur de dix minutes pour compléter un de leurs devoirs afin de pouvoir se saouler la gueule un maximum pendant le week-end, le travail technique n’est qu’un peu mieux. Cependant, le film souffre beaucoup trop au niveau du rythme. On doit attendre exactement d’être à la moitié du film avant que quelque chose se passe. La première moitié n’est donc que du bla bla peu intéressant afin de faire monter l’intensité du deuxième acte, qui n’est guère plus excitant. Les réalisateurs Jesse T. Cook et John Geddes(qui tiennent aussi la vedette) se sont contenté de faire le strict minimum, sans essayer d’aller plus loin.

Ce qui me fend le plus la raie du cul, ce sont les scènes gores amateur gratuites. La plupart des films qui veulent montrer qu’ils sont des grands garçons en ont. Il s’agit de scènes dégueulasses, sans aucune intensité dramatique ou horrifique, qui ne sont là que pour la forme. Oh oui, c’est fou comme j’ai peur de voir un mec couper un morceau de steak qui doit supposément provenir d’un homme. Oh non, je vais vomir de voir le méchant arracher une dent avec une grosse paire de pince rouillée juste parce que c’est le moment de faire quelque chose de pas gentil!

Tout ce que j’ai aimé regarder dans le film, c’est le début. Une espèce de pâle copie de Porky’s où les trois protagonistes font le party, boivent, fument, cruisent et baisent. C’est assez amusant à regarder. Mais encore là, comment manquer son coup quand on insère des totons?

Je ne crois pas que ce soit un hasard que le mot Scarce rime avec farce! C’est à se demander si le marché du direct en DVD n’est pas trop prolifique quand on s’aperçoit que n’importe quel film peut se retrouver sur les tablettes! Prochainement dans votre club vidéo : un DVD regroupant mes projets de CÉGEP!

  • Dominic Paulhus

  • Wrong Turn (2003)
    The Blood Shed (2007)

     

     
     


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