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SCHLOCK1973
RÉALISATION: John Landis Avec une filmographie orientée vers la comédie, il est bien évident que le cinéaste John Landis a une prédilection pour faire rire les spectateurs. Même ses rares films d'horreur (An American Werewolf In London, Innocent Blood, Deer Woman) ont une touche d'humour "pince sans rire" qui distingue le réalisateur. Il n'est donc pas étonant de constater que son premier long métrage, Schlock est une parodie de films d'horreur, en l'occurence des séries B mettant en vedette des monstres. Une petite communauté paisible de Californie est la cible de meurtres sordides. Des centaines des cadavres ont été retrouvés avec des pelures de bananes près de leurs dépouilles! Pour cette raison, les policiers en charge de l'enquête référencient le meurtrier comme étant le "tueur aux bananes"! Bien entendu, le tueur en question n'est pas humain, mais l'animal qui est le chaînon manquant entre l'homo-sapien et le gorille: le schlocktropus!!! Dans son périple pour terroriser la ville, celui-ci tombe amoureux d'une jeune femme aveugle qui croit qu'il est un chien! Voyant que sa belle s'en va au bal avec un autre, le schlocktropus fera tout pour conquérir son coeur. Précédant des films tels que Airplane, Naked Gun et Attack Of The Killer Tomatoes, Schlock utilise un humour bas de gamme pour faire ressortir les défauts d'un style de films qui n'est pas reconnu pour sa subtilité. Réalisé en 1973, par un jeune Landis sans expérience, le film est très primaire d'un point de vue technique, ce qui lui donne une apparence un peu vieille. Par contre, l'intention de Landis n'était pas d'impressioner avec des jeux de caméras sophistiqués (son budget qu'il a trouvé lui-même ne le permettant pas), mais bien de faire rire. Le sens de l'humour de Landis est particulier et ne plaira pas nécessairement à tout le monde. Les blagues de mauvais goûts, l'humour noir, pince sans rire et absurde s'entre-mêle pour faire de Schlock un festival de la blague "pipi-caca". Dans une des scènes, le journaliste télévisé invite les spectateurs à deviner le nombre de cadavres sur une scènes de crimes dans le but de gagner des prix!! Une autre scène montre le schlocktropus défoncer un commerce de bananes pour s'enfuir avec ... des bananes! Lorsqu'il remarque qu'un témoin l'a aperçu, il se dirige vers lui et lui lance ses bananes en plein visage! C'est votre style d'humour?? Schlock risque donc de vous plaire, car des blagues de ce genre abondent dans ce film. En plus d'être la première réalisation de John Landis, Schlock est le tout premier film a bénéficier des maquillages et costumes de Rick Baker (An American Werewolf In London, The Ring). Le costume qu'il a créé pour le schlocktropus est très profesionnel, ce qui contraste avec le reste du film. Malgré que l'humour de Landis touche la cible à plusieurs reprises, plusieurs blagues ont l'effet de coup d'épée dans l'eau. Certaines blagues semblent destinées à un public de pré-maternelle, tandis que d'autres m'ont donné honte d'avoir acheter ce film!!! Le problème est que Landis surexploite la majorité de ses mauvaises blagues. Celle-ci durent une éternité ou sont réutilisées à maintes reprises. Avoir duré 40 minutes, Schlock serait facilement un chef-d'oeuvre de la parodie. Par contre, à 80 minutes le film surexpose ses défauts. Schlock mérite amplement d'être vu si ce n'est que pour certaines blagues et un hommage savoureux à King Kong, mais ce n'est certainement pas un film avec une qualité de réécoute élevée.
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