| |
THE SEAMSTRESS
2009
RÉALISATION: Jesse James Miller
SCÉNARIO: Mark Garbett, Bob Hume et David Andrew Lloyd
AVEC: Kailin See, David Kopp, Lance Henriksen, Andee Frizzell et David Nykl
Allie Platt et cinq de ses amis décident de partir à la recherche du père de celle-ci, Donny, disparu depuis plusieurs jours. Dans les documents laissés sur sa table de travail, il y a plusieurs papiers parlant de sorcellerie, de légendes d’enfants enlevés et mutilés ainsi que la carte d’une île inconnue. Persuadée que c’est l’endroit où son père se trouve, Allie réussit à identifier l’île et s’y rend avec sa bande. Leur campement installé sur la plage, ils décident d’explorer plus en détail la forêt qui recouvre l’entièreté des lieux. Ils découvrent rapidement des pentagrammes formés par des branches, des ossements fraîchement ensevelis accompagné des lunettes de Donny et de traces de sang. Un à un, les amis d’Allie disparaîtront puis seront retrouvés morts, les yeux et la bouche cousus. Est-ce l’œuvre de la femme ayant été brûlée vive sans preuves pour la mort horrible d’enfants dont parlaient les notes de Donny?
Ce film canadien tourné en totalité en Colombie Britannique est la création de trois scénaristes dont deux inconnus du genre horrifique jusqu’à présent. C’est un contrat difficile que l’écriture cinématographique en groupe. Afin d’être constant, il faut une rigueur inébranlable. Dans The Seamstress, on ressent que l’histoire pourrait prendre différentes avenues due à la collaboration de trois imaginaires distincts. Les pistes sont souvent laissées en plan sans jamais y revenir ce qui rend le récit lourd est souvent incompréhensible. Ils réussissent tout de même bien, à la fin du film, à répondre à quelques une des intrigues de façon insoupçonnée et un tantinet originale. Par contre, certaines options ayant piquées ma curiosité sont restées irrésolues. D’un autre côté, cet éventail de possibilités brouille nos sens et nous empêche de prévoir la suite. Dieu sait que des films d’horreur mettant en scène des jeunes isolés sur une île se faisant tuer les un après les autres, il y en a des tonnes et nous connaissons bien les dénouements de telles histoires.
Quelques scènes nous montrent une violence directe et crue. Pour palier à l’extrême brutalité de la torture physique subit par les personnages, on fige l’image pendant une ou deux secondes, on effectue un changement d’angle rapide de la caméra ou on saccade l’image en flashs rapides en sautant quelques « frames ». En cassant le rythme ainsi, il me semble plus facile pour le spectateur de rester les yeux rivés à l’écran. En continu, l’action aurait vite été insupportable pour les auditeurs débutants dans le genre. Mais bon, pour des gras durs comme nous, membres d’horreur-web, on est capable d’en prendre et on en a vu d’autres! Relativement loin d’Hostel (Eli Roth, 2005).
Le générique du début m’a semblé, aux premiers abords, un peu bizarre. En y songeant une fois le film terminé, j’ai compris l’objectif du réalisateur. Comme un bon générique doit donner aux spectateurs le ton du reste du film et l’introduire de façon originale, il est impératif de ne rien laisser au hasard. Dans The Seamstress, le début nous annonce tout de suite le montage discontinu, la rythmique visuelle et sonore frémissante ainsi que l’histoire vacillant de différents côtés. C’est pourquoi à la première écoute, le générique semble sauter du coq à l’âne.
L’ensemble du film n’est pas mauvais, mais quelque chose manque à ce que ce soit une œuvre réussite sous tous les points de vue. Tristement, je n’arrive toujours pas à mettre le doigt dessus. Les acteurs étaient convaincants, surtout Kailin See, le maquillage était un peu trop prononcé, les effets spéciaux faisaient la job, l’éclairage manquait de constance, les personnages captaient l’attention et étaient réalistes, l’ambiance générale fonctionnait bien. En somme, il y a autant de points positifs que de négatifs sans jamais tomber dans l’exceptionnel ou dans le pitoyable.
The Seamstress reste un film intéressant dans la mesure de la location. N’agrandissez pas votre collection de dvd d’horreur avec ce dernier, mais louez-le pendant une triste journée d’automne, il sera de mise.



• The Blair Witch Project (1999)
• Conjurer (2008)
| |
|