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THE SEDUCTION1982
RÉALISATION: David Schmoeller Au début des années 80, les slashers étaient si populaires que les producteurs ont commencé à commercialiser leurs suspenses dans cette catégorie. Après avoir produit Halloween et Hell Night, Irwin Yablans a fait passer The Seduction comme étant le dernier rejeton de l'ère slasher! Les fans ont été déçus du résultat anémique et ont relégué le film aux oubliettes. Bien qu'il soit loin du film d'horreur viscéral, The Seduction contient son lot de suspense pour pouvoir intéresser les cinéphiles qui sauront lui donner sa chance. Jamie Douglas a tout pour être heureuse. Elle est une des journalistes télévisées les plus populaires, elle a un mari attentionné, des amies sur qui compter et une somptueuse demeure. Il y a une seule ombre au tableau: Jamie a un fan un peu trop insistant qui l'observe et la harcèle. Ce dernier est prêt à tout pour se retrouver dans les bras de son idole! Après s'être débarassé du mari de Jamie, le psychopathe réussit à isoler Jamie à l'intérieur de sa demeure. Jamie devra utiliser ses charmes si elle ne veut pas être victime de la trop grande passion de son admirateur. J'ose à peine imaginer la déception des cinéphiles qui sont sortis de la salle qui présentait The Seduction en espérant y voir le prochain Friday The 13th! Après avoir réalisé Tourist Trap et tout juste avant de donner vie aux marionnettes de Puppet Masters, David Schmoeller a fait un choix de carrière plutôt inusité avec The Seduction. À mi-chemin entre le thriller érotique et le slasher, The Seduction pose un regard sur la psyché d'un admirateur compulsif. Le film est plutôt lent puisque Schmoeller prend bien son temps pour bâtir ses moments de suspense. Bien que l'horreur ne soit pas prédominante, les sévices psychologiques que fait vivre Derreck, le fan, à Jamie donnent des frissons dans le dos. L'impact de ceux-ci repose entièrement sur le réalisme de l'histoire et sur ce point, Schmoeller a réussit son coup! L'attrait du film repose en grande partie sur le personnage du fan obsédé. Merveilleusement bien interprété par Andrew Stevens (The Fury), ce psychopathe est tellement bien développé qu'il en fait peur. Physiquement, Derreck n'a rien d'imposant, mais c'est sa mentalité pathétique qui fait peur. Même s'il est bien loin de faire concurence à Jigsaw où à Hannibal Lecter, le fan est tellement imprévisible qu'il en devient un ennemi coriace. À mesure que l'histoire progresse, Derreck a de plus en plus d'emprise sur l'intimité de sa victime. Pour rendre la quête de Derreck encore plus réaliste, Schmoeller a eu la brillante idée de choisir Morgan Fairchild, une des plus belles actrices de sa génération, dans le rôle de Jamie. S'il est vrai que The Seduction prêche par son réalisme, ceci apporte une part de défauts. Le film est assez contenu côté horreur et action. Le nombre de meurtres se résume à deux et les scènes de parlotte remplacent l'action. Les longueurs sont aussi assez nombreuses. La finale, quant à elle, est réussie, mais elle aurait pû être grandiose si Schmoeller ne s'était pas contenté d'une fin heureuse. Mais le réel problème de The Seduction est qu'il ne s'adresse pas au bon auditoire. À la base, le film de Schmoeller n'est rien de plus qu'un thriller mineur qui a été peaufiné pour ressembler aux films d'horreur en vogue, tels que When A Stranger Calls ou He Knows You're Alone. L'entêtement à ne pas s'affirmer entièrement en tant que film d'horreur ... ou à ne pas jouer la simple carte du thriller, fait mal au film! Pour un film sans envergure, Anchor Bay offre quand même un DVD de qualité. Plusieurs entrevues avec le réalisateur, les producteurs et certains acteurs sont incluses. Il y a aussi une piste de commentaires audio avec David Schmoeller. Bref, The Seduction n'est pas un grand film, mais c'est un suspense qui s'apprécie avec un certain recul. Ceux qui aiment leurs films d'horreur un peu plus "soft" devraient apprécier.
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