RÉALISATION: Wes Craven
SCÉNARIO: Richard Maxwell et Adam Rodman
AVEC: Bill Pullman, Cathy Tyson, Zakes Mokae, Paul Winfield et Brent Jennings
Avec The Serpent And The Rainbow, Wes Craven dresse un portrait réaliste du phénomène de la "zombification" et des rites vaudous. Le scénario est d'ailleurs basé sur une histoire vraie.
Dennis Allan est un scientifique engagé par une compagnie pharmaceutique pour se rendre en Haïti, afin d'y trouver une drogue bien particulière. Celle-ci a le pouvoir de paralyser le corps d'une personne sans que sa conscience ne soit atteinte. Sous son influence, des gens ont été déclarés mort par un médecin, pour ensuite se réveiller ... six pieds sous terre. C'est ce phénomène qui aurait inspiré le mythe du zombie. Arrivé là-bas, Allan se voit mêlé entre un gouvernement corrompu et une histoire de rites vaudous.
Contrairement à des films comme Night Of The Living Dead ou Dawn Of The Dead, le film de Wes Craven se base sur la vraie légende qui aurait vu naître les zombies. C'est ce qui fait que The Serpent And The Rainbow est un film fascinant. Wes Craven garde son film le plus réaliste possible et les moments d'horreur sont presque tous incorporés dans les scènes de rêves et d'hallucinations. Le film comporte plusieurs scènes qui donnent des frissons dans le dos, comme celle où un homme qui est en train de se faire enterrer vivant, laisse couler une larme.
Craven a le souci du détail et a tenu à ce que son film reflète le plus la réalité. Le climat politique haïtien de l'époque est très bien intégrer à l'histoire et est une partie intégrale au film. Outre les zombies et le vaudou, The Serpent And The Rainbow est aussi un film qui parle d'un peuple en pleine révolution face à un gouvernement corrompu. Le fait que les Haïtiens parlent français entre eux démontre aussi l'authenticité du film.
Tout ce réalisme est malheureusement gâché par une finale ridicule poussée dans un fantastique inutile. Le méchant du film devient un super méchant avec des pouvoirs magiques ! La crédibilité du film s'efface en moins de deux minutes. Ce qui avait débuté comme un récit réaliste sur les rites vaudou se transforme en mauvais film d'horreur de série B. La finale m'a désagréablement fait penser à un autre film de Craven, Shocker. Dommage, car le reste du film est réussi.
The Serpent And The Rainbow demeure néanmoins un bon coup dans la filmographie de Wes Craven. Je vous le conseille, mais n'oubliez pas d'arrêter le film à cinq minutes de la fin !