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SEVEN DEATHS IN THE CAT'S EYE1973
RÉALISATION: Anthony M.Dawson En regardant la pochette du DVD de Seven Deaths In The Cat's Eye j'ai été très surpris d'y voir le nom du chanteur Serge Gainsbourg. Ce qui m'a le plus étonné, c'est qu'en faisant des recherches, j'ai appris qu'il avait joué dans plus de 40 films. Après avoir été chassée d'une école catholique, Corringa revient habiter dans le château familial. Son retour coïncide avec une série de meurtres crapuleux. Parmi les victimes, il y a la mère de Corringa, morte étouffée. La jeune Corringa est déterminée à trouver le meurtrier, qui se trouve vraisemblablement parmi les habitants du château. Avec l'aide de son cousin, elle découvre un passage secret qui pourrait bien révéler la vérité sur l'identité de l'assassin. Entre les mains d'un Dario Argento ou d'un Lucio Fulci, Seven Deaths In The Cat's Eye aurait pu être un chef-d'oeuvre. Ce n'en est malheureusement pas un, mais Anthony M.Dawson (Anthonio Marghereti de son vrai nom) a quand même un certain sens visuel et nous offre un film louable. Sa réalisation est parfois excellente, mais aussi parfois très ennuyeuse. Le gros problème du film est que le scénario ne s'assume pas entièrement. Les deux scénaristes ont bourré leur script de moments bizarres, mais ceux-ci sont à peine développés. On dirait qu'ils ont eu peur d'effrayer le public avec leurs idées hors normes. Par exemple, le manoir abrite un gros gorille féroce. Celui-ci réussit à s'échapper, puis on n'en entend presque plus parler. Si l'animal avait été exploité comme le singe dans Phenomena ç'aurait pu être génial, mais sa présence n'est qu'une distraction inutile. Il y a aussi une sous-histoire dans laquelle le fantôme de la mère de Corringa apparaît, mais, encore une fois, ça ne dépasse pas la distraction. Le film se rachète avec un visuel et des décors somptueux. Le château et ses nombreux chemins secrets contribuent à augmenter l'atmosphère gothique. Les meurtres sont bien, mais n'ont aucune particularité, si ce n'est qu'ils se déroulent tous devant les yeux du chat (d'où le titre du film). Les acteurs sont tous très bons, en particulier Jane Birkin dans le rôle de Corringa. Serge Gainsbourg se débrouille correctement, malgré qu'il ait l'air un peu mal à l'aise. Finalement, la musique de Riz Ortolani est superbe, elle vaut le détour à elle seule. Les amateurs de giallo ne voudront pas manquer ce film. Blue Underground nous offre finalement Seven Deaths In The Cat's Eye en DVD. Malgré qu'il soit faible en suppléments, le film s'est vu offrir un excellent transfert. Je n'ai pas été déçu par Seven Deaths In The Cat's Eye, mais je m'attendais à beaucoup plus. Le film a tellement peur d'être ambitieux, qu'il gâche souvent son potentiel. À regarder les journées de pluie.
FILM:
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