SHADOW PUPPETS

2007

RÉALISATION: Micheal Winnick
SCÉNARIO: Micheal Winnick
AVEC: Jolene Blalock, James Marsters, Mark Winnick, Natasha Alam et Tony Todd

Apres avoir réalisé son premier film en 2001 intitulé Deuces, Micheal Winnick récidive presque six ans plus tard avec Shadow Puppets. Un peu à la manière de certains réalisateurs de direct-to-video tels que Kevin VanHook et compagnie, Winnick écrit, produit et réalise ses propres films. Est-il aussi « talentueux » que ses autres comparses ? C’est ce que nous allons voir.

Huit étrangers se réveillent presque nue et sans mémoire dans un hôpital psychiatrique décrépie. Alors qu’ils essaient de découvrir qui ils sont et pourquoi ils sont là, une créature pouvant utiliser leurs ombres se mets à les attaquer.

Même si Shadow Puppets contient son lot de défauts, il n’en reste pas moins que c’est un film assez divertissant. Le scénario, écrit par Micheal Winnick, ressemble à un amalgame entre Cube, la série Lost et un épisode de X-Files. Shadow Puppets contient une histoire assez intéressante et captivante. Cependant, même si le synopsis est assez simple, le scénario, lui, est complexe. Les explications qui nous seront fournis plus tard dans le film sont un peu forcées et farfelue, mais pas assez pour que le tout tombe dans le domaine du n’importe quoi et de la parodie. De plus, alors que dans l’ensemble, le film est bien, il contient malheureusement quelques longueurs. Winnick aurait du couper sur le bla bla et mettre plus de scènes avec son monstre.

Car, ce qui est le plus réussi dans son film, ce sont justement les apparitions du monstre. Même si graphiquement, la bestiole est assez moyenne, l’intensité que celle-ci provoque est assez particulière. Ce n’est que lorsque la bête apparaît ou que l’on sent qu’elle n’est pas loin que le film nous donne des frissons et nous met sur le bout de notre siège. Par exemple, alors que les personnages de Jolene Blalock et James Marsters rencontrent pour la première fois le monstre, on apprend en même temps qu’eux comment elle tue et avec quelle discrétion celle-ci frappe. S’ensuit alors une course folle entre la bestiole et James ainsi que Jolene qui nous tient en haleine.

Ce qui me dérange un peu, c’est qu’alors que les décors sont couverts de sang, véritable vestige d’anciens massacres du monstre, les meurtres en tant que tel manquent de violence, de gore et de « schmu ». Mais ce n’est pas que cet aspect du film qui déçoit, il y a aussi le jeu des acteurs. Étant un grand fan de James Marsters (Spike dans Buffy The Vampire Slayer et Angel), je m’attendais à beaucoup de lui. Sa performance durant le film est assez banale et il n’arrive pas à nous faire croire les actions et motivations de son personnage et c’est la même chose pour Tony Todd (Candyman). Ce dernier semble n’être relégué que pour les rôles minables et sans importance. Rares sont ces apparitions qui m’ont laissé pousser un cri de joie durant ses derniers films et Shadow Puppets n’est pas différent. Mais la Citrouille Pourrie revient à mon avis revient à Jolene Blalock! Sa performance dans Shadow Puppets est non seulement inégale, mais carrément risible. À plusieurs reprises, on ne peut faire autrement que de partir à rire tellement elle joue comme un robot sans conviction.

Même si le film possède plusieurs défauts majeurs, Shadow Puppets est tout de même un bon divertissement. C’est le genre de film que l’on oublie facilement quelques jours après l’avoir écouté, mais qui nous fait agréablement passer le temps. Après tout, qui se plaindrait de regarder un long métrage où les belles filles sont nues pendant le trois quart du film!

  • Dominic Paulhus

  • Dead Silence (2007)
  • Identity (2003)

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