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SILENT NIGHT, DEADLY NIGHT 4: INITIATION
1990
RÉALISATION: Brian Yuzna
SCÉNARIO: Woody Keith
AVEC: Neith Hunter, Tommy Hinkley, Maud Adams, Clint Howard et Reggie Bannister
Silent Night, Deadly Night 4: Initiation est meilleur que Silent Night, Deadly Night 3. Et voilà ce qui conclut essentiellement l'énumération des qualités du film!
Ce quatrième volet d'une série qui suscite peu d'intérêt de la part des amateurs abandonne le semblant de mythologie établie par les trois premiers volets pour se concentrer sur une mystérieuse secte. Lorsqu'une femme se jette en bas d'un édifice alors qu'elle était en feu, les autorités qualifient l'incident de suicide. Intriguée, Kim, une jeune journaliste ambitieuse, voit en cet acte sordide une histoire qui pourrait lui valoir le respect de son patron. Croyant d'abord que la femme était atteinte de combustion soudaine, Kim se rend dans une librairie pour obtenir des informations sur le sujet. C'est ainsi qu'elle fait la rencontre de Firma, qui lui suggère la lecture d'un étrange livre ésotérique. Sentant que Firma en connaît plus sur le sujet qu'elle ne le laisse sous-entendre, elle se rend à son domicile pour l'interroger. À peine entrée dans l'appartement de Firma, la journaliste se fait droguer et utiliser dans un étrange rituel impliquant des insectes géants. Encore sous l'effet des drogues, elle réussit à s'échapper. Les membres de la secte à ses trousses, elle devra tenter de comprendre ce qui lui arrive si elle veut survivre.
À l'origine une saga de films relatant les exploits d'un Père Noël meurtrier, la série Silent Night, Deadly Night bifurque avec ce quatrième volet, autant étrange que mauvais. Question d'être en symbiose avec le reste de la série, l'histoire se déroule durant la période de Noël, comme en témoignent trois ou quatre sapins décorés qui garnissent l'arrière-plan à quelques reprises. Le lien thématique qui unit Initiation à la série est donc faible et décevra certainement ceux qui s'attendent, à tout le moins, à un compte de Noël horrifique. On pourrait croire que le film a été renommé Silent Night, Deadly Night 4 une fois avoir été complété, mais plusieurs indices dans le film portent à croire que le réalisateur Brian Yuzna (Society, Bride Of Re-Animator) était bien conscient qu'il tournait une suite. La méthode "Halloween 3", qui consiste à faire suite à la thématique d'un film et non à son histoire, semble avoir été préconisée. Disons que le résultat aurait facilement pu être plus concluant.
Non seulement la fête de Noël est reléguée à quelques décorations en arrière-plan, mais le scénario est inintéressant et confus. Parsemé de sous-entendus féministes et d'une tension sexuelle palpable, Silent Night, Deadly Night 4 n'ose jamais approfondir son sujet et ses thèmes. Les motivations et la hiérarchie derrière la secte ne sont pas expliquées et le tout ne semble être qu'une vulgaire excuse pour impressionner le spectateur avec le style d'effets spéciaux préconisés par Yuzna. D'ailleurs, on reconnaît bien le style du cinéaste, bien appuyé par les effets spéciaux de Screaming Mad George. Puisque c'est dans l'excès que Yuzna est le plus efficace, Silent Night, Deadly Night 4 n'est pas le projet idéal puisqu'il ne lui offre pas une grande latitude. Le style de Yuzna semble forcé à l'histoire et ne colle pas du tout à l'ensemble de l'oeuvre, comme si plusieurs scènes avaient été greffées à un scénario déjà existant pour lui ajouter un peu de mordant. Ça donne malgré tout les meilleurs moments du film. La scène de rituel, dans laquelle Kim vomit une larve géante qu'on lui a mystérieusement introduite dans le ventre, est impressionnante et démontre la direction qu'aurait dû prendre le film pour son entière durée.
Il faut dire que même s'il a plus les allures d'un Rosemary's Baby avec des bestioles qu'un véritable Silent Night, Deadly Night, ce quatrième volet est néanmoins supérieur à son prédécesseur. D'un point de vue technique le métrage est plus professionnel et que les acteurs ne semblent pas se foutre complètement de leur travail. Clint Howard (Evilspeak) et Reggie Bannister (Phantasm) ont tous les deux un rôle secondaire, ce qui n'est pas négligeable. Dans le rôle principal, Neith Hunter (Carnosaur 2), n'est pas mauvaise du tout, surtout si on prend compte des supplices que son personnage doit subir.
La recette pour réussir un bon Silent Night, Deadly Night est si simple; un Père Noël, un objet tranchant, quelques tasses de sang et un peu de nudité pour épicer le tout! Celui qui a eu l'idée d'ajouter secte et larve géante à l'équation devrait être privé de cadeaux sous son sapin, car il n'a pas été très sage!



• Douce Nuit, Sanglante Nuit: L'initiation (version française/France)


• Silent Night, Deadly Night (1984)
• Silent Night, Deadly Night Part 2 (1987)
• Silent Night, Deadly Night 3: Better Watch Out! (1989)
• Silent Night, Deadly Night 5: The Toy Maker (1991)


• Mimic (1997)
• Bug (2007)
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