SKIN EATING JUNGLE VAMPIRES
2011
RÉALISATION:Timothy Becleky et Mr. Creepo SCÉNARIO: Mr. Creepo
AVEC: Persephone, Violet Sweet, Carla Anderson, Zane Ka et Mr. Creepo
Lorsqu’une copie de Skin Eating Jungle Vampires a été envoyée à Horreur-Web, nous nous doutions bien à la simple vue de sa bande-annonce que ce ne serait pas le film du siècle. Malgré tout, j’ai pris sur moi d’en faire la critique. Et en un sens, c’est bien, puisque j’aurai enfin la chance de décerner ma première note nulle depuis mon arrivée sur le site l’an dernier.
Après la destruction de leur planète, Clitoria (…), quelques femelles extra-terrestres viennent trouver asile sur la Terre, plus précisément en pleine jungle costaricaine. Gouvernées par leur chef, Mr. Creepo (!!), elles attendent maintenant la venue d’un Dieu censé les sauver de leurs existences de misère. Et pour patienter, ben elles font des orgies dans des boyaux humains. C’est ainsi qu’elles capturent Tiffany. Mais c’est sans compter la sœur de cette dernière, Carla, qui fera tout ce qui est en son pouvoir pour sauver sa benjamine.
En fait, je ne crois pas qu’une telle cochonnerie se mérite réellement une critique en bonne et due forme. Je ne lui accorderai donc pas ce plaisir. Voici ce qui fait de Skin Eating Jungle Vampires LE FILM à éviter à tout prix :
- Dès la première scène, on mesure le poids de l’absurdité cinématographique que l’on s’apprête à visionner. Équipée d’une boussole qui semble exhibée d’une boîte de céréales, la pire actrice de l’histoire de l’humanité se fait « agresser » par les monstres les moins crédibles au monde. Cette scène est profondément risible, puisqu’en plus d’avoir bien en deçà du minimum syndical de conviction, les cinq « vampires lesbiennes extra-terrestres » la touchent à peine! Pourtant, lorsque notre pauvre Tiffany se fait rudement empoigner les fesses par l’une de ses assaillantes, elle trouve l’énergie d’hurler : « Ah! Don’t touch me there! »
- Dès que Tiffany est enlevée par les monstrueuses succubes, sa grande sœur se réveille aux Etats-Unis en gueulant : « FUCK »! L’existence de leur lien télépathique est une façon très pratique de démarrer l’histoire! Dommage, bien sûr, que plus jamais par la suite nous n’en entendions parler. Dommage aussi que, bien consciente que sa sœur est en danger de mort, Carla s’enfonce dans la jungle sans armes quelconques ou accompagnateurs. En tout cas, ce serait dommage si tout cela était autre chose que du flafla précurseur aux scènes de sexe désirées par les deux réalisateurs!
- Parlant de cela, il n’y a pas de réalisation dans ce film. Chaque scène est capturée d’un seul point de vue et les réalisateurs ne font que zoomer/dézoomer. Le côté visuel de Skin Eating Jungle Vampires est de plus d’une pauvreté marquée. Pour renchérir à cela, on aura rarement entendu une trame sonore aussi peu propice à l’ambiance d’un long métrage!
- La flore d’une jungle tropicale exclut les érables. Meilleure chance la prochaine fois! Même chose pour cet intérieur de volcan en carton.
- Si vous êtes ici pour des tripes, mieux vaut oublier ça dès maintenant. En fait, Skin Eating Jungle Vampires tient plus du mauvais film érotique tel qu’on en présentait jadis sur TQS! Le problème, c’est que les actrices du long (!) métrage ne sont vraiment pas attirantes et que les plus exposées parmi elles auraient une bonne dizaine de kilos à perdre! Ainsi, les voir se frotter des boyaux humains sur leurs hanches proéminentes pendant une bonne quinzaine de minutes est beaucoup plus emmerdant qu’excitant! Bien sincèrement, jamais je n’aurais cru cracher sur des vampires lesbiennes qui font une orgie hyper graphique dans le sang!
- La pire partie, je dirais, se situe entre les 35e et 60e minutes. Il ne se passe rien! Rien! Les réalisateurs alternent à ce moment entre deux événements : le voyage de Carla pour retrouver sa sœur et l’orgie que commettent nos vampires. Comme je l’ai affirmé précédemment, l’orgie est ennuyeuse et s’étire incroyablement. Mais ce n’est rien comparativement au voyage de la protagoniste! Celle-ci demeure assisse dans un petit bateau à moteur et… Observe la nature! Les réalisateurs remplissent au moins quinze longues minutes de leur film qui en dure quatre-vingt avec ça!
- Mr. Creepo… What the fuck? En fait, il s’agit de l’un des deux réalisateurs du film. Ce type là est si profondément mauvais derrière et devant la caméra qu’il en devient hilarant. Au moins, il porte plutôt bien son nom, puisqu’il s’agit d’un individu obèse portant une perruque et dont les premières apparitions dans le film se limitent à « stalker » le personnage de Carla près de la plage, comme si nous nous trouvions dans un mauvais épisode de James Bond!
- Ce texte omet plusieurs autres éléments pathétiques. Je pense notamment à une voyante qui aime brasser des membres humains dans une flaque d’eau et au fameux « Dieu » de nos antagonistes, une tête en papier mâché qui réduit tout le monde en cendres lorsqu’elle apprend que les deux sœurs mentionnées au synopsis ne sont finalement pas vierges du tout (« We have been plug! Hahaha »)!
- Finalement, Skin Eating Jungle Vampires propose même un début de pseudo-rapport sexuel entre deux sœurs incestueuses! J’aimerais donc dédier cette critique (qui est définitivement mauvaise) au plus important client d’HMV au Canada, Steven Lefrançois, qui s’y reconnaîtra!
Après 30 minutes, j’annonçais à ma maman mon suicide prochain. Après 55 minutes, j’avoue avoir fast forwardé certains éléments inutiles (essentiellement des images de pélicans, de nénuphars et de cascades sur fond de mauvaise musique). Il n’y a aucune raison de voir ce film. Aucune. Skin Eating Jungle Vampires ne fait pas peur, ne fait pas rire et la nudité contenue dans ce film ne rivalise même pas avec le plus mauvais des films pornographiques que l’on retrouve sur la Toile! Puisque les acteurs sont horribles, que le travail technique est minable et le script inexistant, je ne vois carrément rien à sauver.
S’il vous plaît, ne déboursez pas 17,99$ pour ça.



• Lesbian Vampire Killers (2009) • Vampyros Lesbos (1971)
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