SKINNED ALIVE
2007
RÉALISATION:James Tucker
SCÉNARIO:Joshua Nelson
AVEC: Melissa Bacelar, Jack Dillon, Joshua Nelson, Alan Rowe Kelly et Jeanette Bonner
Jeffrey Shapiro est un vendeur d'assurances fin vingtaine/début trentaine pour le moins loser. Depuis le décès de sa mère, il vit seul dans la maison familiale et s'ennui terriblement. Après nombre de tentatives pour attirer une femme dans sa vie, Jeff doit se rendre à l'évidence, seules les escortes sont prêtes à partager sa chambre à coucher. Soir après soir, il ''commande'' donc une jeune femme différente et l'invite naïvement à partager un repas au restaurant après l’acte. Invitation qu’elles rejettent tour à tour. Durant ce temps, quelque part sur l’île de Manhattan, un mystérieux homme en noir assassine froidement un proxénète après lui avoir soutiré des informations concernant une jeune escorte cannibale nommée Pandora.
La rencontre est inévitable. Jeff tombe instantanément en amour avec l’énigmatique succube qui assez curieusement, semble elle aussi séduite par les répliques clichées du vendeur d’assurances. Il ne tardera cependant pas à rencontrer la vraie nature de sa nouvelle copine péripatéticienne.
S’en suit un dénouement dans lequel Jeff sera confronté par sa sœur qui croit fermement que Pandora n’est que le fruit d’une imagination trop fertile reliée à la solitude. Le spectateur devra attendre la conclusion avant de déceler la vérité.
Le réalisateur, scénariste, producteur et monteur James Tucker n'en est pas à sa première réalisation cinématographique et ca semble évident en visionnant Skinned Alive. Le film souffre de quelques faiblesses flagrantes, surtout liées au budget restreint mais en somme, l'équipe de Tucker (Savage Roses Productions) a fait ce que beaucoup d'apprentis cinéastes ne font qu'envier; un long-métrage de qualité qui se tient, du début à la fin.
Comme tout film d’horreur américain indépendant qui se respecte, Skinned Alive mise en majeure partie sur ses effets spéciaux gore (plus ou moins réussis) et la nudité (très abondante). Ajoutez à ça un scénario bien bâtit et quelques comédiens crédibles et vous avez de quoi vous tenir éveillé durant le visionnement, sans plus. Le film ne se démarque malheureusement pas dans sa catégorie, mais reste tout de même recommandable au près des amateurs de gore et de films d'horreur indépendants.
Bizarrement, le titre officiel du film tel qu'intitulé par Tucker est Eat Your Heart Out, titre qui à mon avis saisi beaucoup mieux l'essence de l'histoire d'amour sordide qui se déroule durant le récit. Alors pourquoi les gens de chez Lion Gates on cru bon de renommer le film Skinned Alive ? Le titre à déjà été utilisé par John Killough pour un film d'horreur paru en 1990 qui jouit depuis d'une certaine notoriété. Étrange.
Dans ma quête constante vers le Saint Graal des films d’horreur, j’ai très souvent rencontré le support vidéo digital, si bien que je me suis mis à l’associer, à tort, à des films sans ou avec très peu d’ambitions, mais surtout, mauvais. Il faut dire qu’avec Internet, vient une catégorie de cinéastes propre à notre ère artistique: n’importe qui. C’est pourquoi un film de la trempe de Skinned Alive, qui a été fait avec très peu de moyens mais visiblement beaucoup d’enthousiasme et de professionnalisme, mérite qu'on y jette un coup d'œil.



• Eat Your Heart Out (Titre original/USA)


• Rabid (1977)
• Zombie Honeymoon (2004)
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