SKYLINE

2010

RÉALISATION: Colin Strause et Greg Strause
SCÉNARIO: Joshua Cordes et Liam O’Donnell
AVEC: Eric Balfour, Scottie Thompson, Crystal Reed, Donald Faison et David Zayas

Pour faire un Skyline :

Mélanger ensemble Cloverfield et Independence Day.
Ajouter War of the Worlds en faisant mousser la mixture.
Faire cuire a 350 degrés.
Parsemer de Starcraft avant de le faire gratiner.
Assaisoner au goût de Matrix Revolution, Fire in the Sky et de Starship Troopers.

Une recette gagnante ou le genre que vous feriez pour faire fuir la belle-famille un samedi soir ?

Jarrod et Elaine sont en route vers la Californie afin de visiter l’ami d’enfant de Jarrod, Terry. Après un dur lendemain de veille, la petite bande se fait réveiller par une lumière bleue aveuglante. D’où vient-elle ? D’énormes vaisseaux spatiaux! Nos héros chercheront par tous les moyens à survivre à cette attaque.

Trop ambitieux et pas assez à la fois, Skyline manque de magie, malgré les ingrédients qui le constituent. Ce qui est sur, c’est que les frères Strause on fait un 180 degrés comparativement avec leur dernier film AVP: Requiem. Dans ce dernier, il était clair qu’il ne restait plus d’argent pour payer le compte d’électricité tellement c’était mal éclairé. Plus sombre que ça, tu regardes un film sur ta télé…éteinte! Ici, tout le contraire, le film se déroule en grande partie en plein jour et bénéficient d’une belle palette de couleur.

Cependant, la réalisation des frères est toujours aussi technique, mécanique et manque de sensibilité. Je n’ai techniquement rien à redire, mais ils n’arrivent tout simplement pas à nous embarquer dans le film et son histoire. Surtout qu’ils commencent très mal leur film avec une technique de montage qui fonctionne difficilement. Skyline commence en nous montrant dès le départ des humains en train de se faire kidnapper et un aperçut des événements à venir. Ensuite, paf, on revient quelques heures en arrière et on nous présente alors les personnages, afin de s’y attacher. Et une dizaine de minutes plus tard, on revient au même moment qu’au début. L’intention est clair, nous faire développer un sentiment d’attachement pour les héros, mais pourquoi avoir fait cela comme ça? Mettre les événements en ordre chronologique dès le début aurait fait la même chose ! Même que ça aurait pu augmenter notre fébrilité à propos de ce qui va arriver.

Par contre, je dois dire qu’ils ont particulièrement réussi quelques scènes d’horreur. À quelques reprises, nous sommes spectateurs des particularités physiques des extra-terrestres, qui semblent se nourrir ou avoir besoin de cerveau humain pour vivre. C’est alors qu’on nous livre certains moments assez dégueulasses. Malheureusement, l’aspect horreur est trop peu présent et c’est dommage, car ce sont les meilleurs moments du film.

Il n’y a pas que la réalisation à laquelle il manque un petit quelque chose, le scénario également. Malgré les efforts, on n’arrive juste pas à s’intéresser aux personnages. Surtout qu’ils sont mal développés. Soit qu’on ne met pas assez d’attention sur les aspects importants des relations entre les héros, ou bien ils ne sont tout simplement pas crédibles.

Cependant, j’ai bien aimé le manque de détails à propos des extraterrestres. Nous en apprenons très peu sur eux, ce qui nous laisse dans une ignorance divertissante. De plus, bien que la finale tombe dans la facilité, l’intrigue future que ça nous laisse a vraiment l’air intéressante.

Ce n’est définitivement pas avec cette critique que je vais changer mon image de macho sexiste, car, à mon avis, il n’y a que les acteurs qui réussissent à s’en sortir. Non pas que les femmes ne sont pas bonnes, mais elles n’offrent simplement aucune saveur, déjà que le scénario ne leur offre pas grand-chose avec lesquelles travailler. Et ce n’est guère mieux lorsque vient le temps d’avoir de la chimie entre les divers amoureux.

Skyline, c’est comme un poster de fille toute nue qu’on accroche sur notre mur quand on est ado. On est tout excité quand on l’achète, on a une envie folle de l’accrocher. Mais dès qu’on la regarder plus que cinq minutes, on se rend compte que, finalement, ça valait pas la peine tant que ça.

  • Dominic Paulhus

  • • Horizon (version française/Québec)

     

    War of the Worlds (2005)
    • Independence Day (1996)

     

     
     


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