SLAYER

2006

RÉALISATION:Kevin VanHook
SCÉNARIO: Kevin VanHook
AVEC: Casper Van Dien, Jennifer O’Dell, Kevin Grevioux, Ray Park et Lynda Carter

Avant de devenir réalisateur, Kevin VanHook a travaillé dans le domaine des effets spéciaux sur des projets tels queXena, Miss Congeniality, Daredevil et I Robot. C’est en 2000 qu’il réalise son premier film, Frost : Portrait Of A Vampire. Quatre ans plus tard, il devient réalisateur à temps plein. Cependant, devant l’étendu de son talent, il ne fait que des longs métrages pour la télévision. Ce qui est surprenant, c’est qu’il réussi à attirer des «gros noms» pour ces films tels que Gary Busey, Lynda Carter ( Wonder Women ), Casper Van Dien, Ray Park (Darth Maul dansStar Wars Episode 1), Charisma Carpenter, Danny Trejo et même Jeffrey Combs. Comme quoi l’important n’est pas le talent, mais les contacts à Hollywood !

Hawk et son équipe font une expédition en Amérique Centrale pour le compte de l’Armée Américaine. En pleine jungle, ils se font attaquer par des natifs qui sont en fait, des vampires ! Aujourd’hui rapatrié en sol Américain, Hawk doit retourner en Amérique Centrale afin d’aller sauver son ex-femme qui est en train de faire une expédition d’entomologie. Mais cette dernière se fera kidnapper par le chef des vampires qui lui réserve un sort bien particulier. Ce qu’Hawk ignore, c’est que l’armée de vampire est entraînée par son meilleur ami, transformé en vampire.

Slayer est un peu comme si votre coloc qui ne sait pas cuisiner essayait de vous faire à manger pour faire changement. L’intention est là, mais il ne faut pas s’attendre à grand-chose. Ce que je veux dire, c’est que le film annonce une nouvelle approche du vampire. Ici, ils ne craignent pas le soleil ni les symboles religieux et ils vivent en retrait de l’humanité par choix et respect pour elle. Kevin VanHook à essayé de transformer le film de vampires un peu comme l’a fait Alex Garland avec les zombies dans 28 Days Later. Cependant, son scénario ne tient pas la route. Tout d’abord, les personnages et leurs réactions ne sont aucunement crédibles. Apres cinq minutes de combat contre les créatures au début du film, les soldats n’ont aucune difficulté à croire que ce sont des vampires et sont même surpris qu’ils soient dehors en plein jour. Ce n’est peut-être que moi, mais si je rencontrerais des vampires dans la réalité, il me faudrait sûrement des années de thérapie pour avoir des réactions logiques ou, tout du moins, plusieurs jours pour réaliser pleinement que ce sont des vampires ! Ici, tout le monde accepte sans problèmes que ce genre de créatures existent. Même Buffy a du s’adapter à cette dure réalité.

Ensuite, VanHook a voulu profiter du genre d’action pour créer des répliques cinglantes et des « one liners » à ces personnages. Le problème c’est qu’elles sont soit fades, sans intérêts ou totalement stupides. Par exemple, alors que Hawk menace un jeune garçon de le transformer en popsicle s’il ne lui obéit pas, un soldat lui dit « Tu y es aller peut-être un peu fort en le menaçant de le transformer en popsicle » Hawk réplique « Pff, il ne sait même pas c’est quoi un popsicle ». Alors, içi on est supposé se rouler à terre ou alors crier « Ah, trop hot le mec yo ». Cependant, on ne fait que rouler des yeux devant l’insignifiance de cette réplique et c’est comme cela durant tout le film. À vrai dire, rien dans le scénario n’est bon ou à la limite du potable. Si le scénario serait publié, il servirait de papier toilette aux sans-abri.

Mais ce qui est surprenant, c’est que visuellement, le film n’est pas si pire ! VanHook n’est évidemment pas un réalisateur de génie, mais il se débrouille quand même assez bien avec ses plans et ses angles de camera. De plus, ses images sont très léchées et ne benificient pas d’un visuel granuleux ou médiocre relié aux films bons marchés et aux téléfilms. Et pour appuyer cela, les effets spéciaux du film sont fait de manière assez respectable. Lorsque les vampires utilisent leur puissance musculaire en sautant un peu partout, on voit bien un décalage dans leurs déplacements à cause de la technique du harnais et de la grue, mais ce n’est pas insupportable. Ce qui est assez dommage pour un film de vampires, c’est qu’il n’y a presque pas de gore ou de sang. Il n’y a que des geysers de sang de temps en temps quand un vampire reçoit un pieu dans le cœur. De plus, le vampire final est assez décevant. Le chef des vampires se transforme en une espèce de monstre géant à la fin un peu comme dans Underworld 2. Cependant, on dirait plutôt un vagin géant que le visage d’un vampire !

Brève mention pour les acteurs qui sont tout de même correct. Pour du Casper Van Dien, je m’attendais à bien pire, mais il ne fait que répéter sa performance dans Starship Troopers. Jennifer O’Dell quant à elle, offre la meilleur performance, une femme forte de caractère, un peu une copie conforme de Lois Lane, mais moins profonde.

Tout de même, Slayer m’a surpris. Alors que je m’attendais au pire film de l’année, j’ai eu droit à un film qui se mérite la note de passage. Ce film est parfait pour ceux et celles qui adorent ce faire des soirées « cheesy » : boisson, film douteux et amis ricaneurs. Le film est distribué en DVD par Anchor Bay.

  • Dominic Paulhus

  • Underworld: Evolution (2006)
  • Buffy The Vampire Slayer (1992)

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