THE STUFF

1985

RÉALISATION:Larry Cohen
SCÉNARIO: Larry Cohen
AVEC: Michael Moriarty, Scott Bloom, Andrea Marcovicci, Paul Sorvino et Danny Aiello

Question quiz!! Si vous trouvez par terre une purée blanche qui gigote, allez-vous :

a) Vous cacher la tête, pensant qu’il y a un nid de mouettes pas loin.
b) Embouteiller la chose et la vendre à des itinérants pour voir s’ils vont fondre.
c) Appeler les autorités, au cas où ce serait un produit chimique.
d) Mettre vos doigts dedans et y goûter.

Si vous avez répondu "D", bravo! Non seulement vous êtes un gros dégueulasse, mais vous venez de partir le film minable qu’est The Stuff!

The Stuff est le nouveau dessert miraculeux. D’une saveur exceptionnelle, ce produit se retrouve partout: dans les maisons, les épiceries, dans des espèces de Dairy Queen pour Stuff et j’en passe. Malheureusement, un petit garçon et un saboteur industriel découvrent que le Stuff n’est peut-être pas si fantastique que ça. Avec l’aide d’un magnat des biscuits et d’une publicitaire, ils tenteront de découvrir ce qu’est exactement le Stuff et éclater la vérité au grand jour.

L’idée derrière The Stuff est géniale à mon avis. Une espèce de yogourt qui transforme les gens en zombie, voilà un filon intéressant. Malheureusement, Larry Cohen (It's Alive) l’exploite assez mal, préférant mettre l’emphase sur ses personnages minables au lieu de jouer sur le sentiment de paranoïa, à la Invasion of the Body Snatchers, ou accentuer le scénario sur le monstre, comme pour The Blob. À la place, on nous donne plutôt une sorte d’enquête policière qui part dans tous les sens, le tout misant principalement sur le personnage du saboteur, qui est non seulement mal écrit, mais jouer avec une telle médiocrité par Michael Moriarty.

L’acteur possède autant de charisme qu’une canne de thon quand il n’y a rien d’autre à manger dans l’armoire. Le pire étant que son personnage doit être suave et charmeur afin d’amasser les informations dont il a besoin! C’est ce qu’on appel un rôle de composition, Moriarty n’arrivant même pas à me charmer assez pour m’arrêter de faire quelque chose de palpitant en même temps que je regarde le film tel qu’un mot croisé ou une partie de cinquante-deux-ramasse. Évidemment, le scénario n’aide en rien la prestation des acteurs. Les dialogues sont tellement ridicules que même Dany Aiello et Paul Sorvino, deux grands acteurs, ont l’air de deux tartes.

D’après moi, Cohen a dû manger un peu de son Stuff ou fumer trop de joints, car le scénario est d’une imbécilité crasse. Le personnage du petit garçon, Jason, se voit obligé de manger un pot de Stuff par ses parents et ils l’envoient le manger seul dans sa chambre. Il va alors dans la toilette et vide le pot. Au lieu de redescendre avec le pot vide et faire semblant qu’il a tout mangé, le petit crétin remplit le contenant avec de la crème à raser et descends dans la cuisine le manger devant ses parents, au point de se rendre malade. Ou alors lorsque la publiciste et le saboteur se fond attaquer par le Stuff et que ce dernier se retrouve le visage recouvert de la substance, tout ce que la femme trouve à faire, c’est vider une lampe à l’huile sur le visage de Moriarty et y mettre le feu. Quelle idée! C’est comme si, pour débarrasser son chum des maringouins qui lui piquent le bras, une fille lui tranchait le membre avec une hache!

The Stuff souffre aussi de plusieurs problèmes techniques, le premier étant la réalisation. Cohen voulant probablement mettre de l’action dans son film, accentue les scènes avec une succession de plan rapides. C’est juste plate qu’il n’ait pas réalisé avant qu’il n’avait pas de talent, car non seulement ses scènes d’actions sont plates, mais il répète le même procédé pour des scènes ou deux personnages se parlent, rendant le tout d’un ridicule épouvantable. Le montage n’aide pas non plus, le film n’étant monté avec aucune souplesse, laissant une impression de rigidité amateur qui accentue les défauts du long métrage.

Tout ce que le film à pour lui, et m’empêche de donner une note pire que ce que je lui donne, c’est le personnage du magnat des biscuits, rigolo à souhait et quelques (comme dans presque pas) effets spéciaux bien réussis.

Alors si vous voulez sauver des gens d’une perte de temps, vous :

a) Détruisez toutes les copies à 5$ du film que vous trouvez dans les magasins, prétextant que même 5$ c’est trop cher payé.
b) Vous mettez le feu à la maison de Larry Cohen. c) Vous faites une critique sur Horreur-Web.com!
d) Toutes ces réponses.

Si vous répondez D, félicitation! Vous avez un corps de Dieu Grecque, un pénis magique et vous venez de détruire pour de bon la monstruosité qu’est : The Stuff!

  • Dominic Paulhus

  • • Stuff (version française/France)

     

    • The Blob (1988)
    Troll 2 (1990)

     

     
     


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