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SUBLIME2007
RÉALISATION: Tony Krantz Première réalisation de Tony Krantz, ce dernier a toujours œuvré dans l’ombre en agissant comme producteur. Il a travaillé sur la série 24 et sur Mulholland Drive. Ayant aussi produit Rest Stop, le premier film distribué par Raw Feed, il prit à sa charge le deuxième projet de la compagnie, c'est-à-dire Sublime. En ayant vu les deux films, j’en suis à me demander qui sont les incompétents qui choisissent les films à acheter! Le lendemain de son 40e anniversaire, George Grieves doit subir une colonoscopie, une opération de routine. Cependant, à la suite d’une erreur médicale, Grieves se retrouve alors avec l’opération d’un autre résident et a subi des complications. Décidant de faire son enquête, il découvrira que l’hôpital cache beaucoup de choses et des gens étranges. Contrairement à ce que le titre indique, il n’y a rien de sublime à propos de ce film. Le gros problème de Sublime est qu’il se prend trop au sérieux. Le scénario d’Erik Jendrensen est un drame psychologique fait comme un casse-tête. Cependant, les pièces du puzzle n’ont aucun sens entre elles. C’est comme si Jendrensen avait mélangé les morceaux de trois casse-têtes différents, les avaient lancés en l’air et tout ceux qui sont retombés du coté de l’image ont formés son scenario. De plus, le fil conducteur du film n’est pas beaucoup mieux. Pour souder et surtout, expliquer son scenario, Jendrensen utilise une flopée de flash-back. Malheureusement, ceux-ci, à part ralentir le film et dresser un portrait psychologique du personnage principal, ne servent absolument à rien. Alors que Jendrensen les a insérés à son texte pour expliquer le thème de la peur dans son film, il faut vraiment se forcer le crâne pour comprendre tout cela. Jendrensen s’est trop appliqué à créer un scenario mélangeant au point d’en oublier le but final. Cependant, dans le scénario il y a aussi une portion de drame et plusieurs de ces scènes sont réussies. En partie parce qu’elles ont bien été écrites, mais surtout, pour la performance de certains des acteurs clés. Habitué surtout à des rôles comiques, Thomas Cavanagh assure bien dans un rôle sérieux qui demande beaucoup de jeu et d’énergie. Une chance qu’il était là d’ailleurs, il rend le film plus écoutable. C’est dommage que le talent qui se trouve dans ce long métrage soit gaspillé par un scenario si ridicule. Même son de cloche pour Tony Krantz. Au niveau de la réalisation, il réussit quand même à faire un bon travail. Son introduction d’ailleurs est carrément géniale et j’ai eu beaucoup de plaisir à la regarder. Cependant, seul bémol, c’est que Krantz est nul pour ce qui est de l’horreur. Durant le film, un noir va servir d’antagoniste principal. Vers la fin, ce dernier va alors commencer à torturer psychologiquement et physiquement George. Mais les scènes de torture sont complètement dénuées de suspense et d’horreur. C’est un peu comme une version pour enfant de Hostel. On dirait que vers la fin, Krantz et Jendrensen ce sont rendu compte qu’il n’y avait pas de gore et de torture dans leurs film, alors ils se sont dépêchés à en rajouter à la dernière minute. Ce qui est le plus frustrant, c’est que le film a été publicisé comme un film violent, il n’y a qu’à regarder l’affiche, mais il n’en est rien. Très décevante introduction dans le monde de la réalisation, Tony Krantz a carrément manqué son coup. Non pas qu’il ne possède pas de talent, mais il ne sait tout simplement pas choisir ses scénarios.
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