SUICIDE CLUB

2002

RÉALISATION:Sion Sono
SCÉNARIO: Sion Sono
AVEC: Ryo Hishibashi, Masatoshi Nagase, Yoko Kamon, Kimiko Yo et Hideo Sako

Une vague de suicides frappe le Japon. Après que cinquante-quatre étudiantes se soient jetées sur les rails de métro en même temps, plusieurs autres événements de ce genre se produisent. Le détective Kuroda et son équipe deviennent alors en charge de l’enquête. Mais, au moment où ils sont persuadés que ce ne sont que des événements anodins, ils reçoivent un coup de fil à propos d’un site Web qui relate le nombre de morts avant même qu’ils ne se produisent. Est-ce vraiment des suicides ou serait-ce des meurtres?

Je suis en train d’écrire cette critique quatre jours après avoir visionné le long métrage, et j'ai encore une opinion partagé de Suicide Club. Tout d’abord, Sion Sono réalise, avec ce film, des scènes de meurtres et de gore assez impressionnantes. Il intègre dans chacune d’elles un effet de surprise et de simplicité. Par exemple, peu après la première vague de suicides, des écoliers décident de faire un jeu à propos de cela et quelques uns s’installent sur la corniche du toit de leur école. La majorité sautent mais trois d’entres eux ne l’on pas fait. Alors, un par un, nous les verrons s’écraser sur le sol, du point de vue de l’intérieur de la classe devant laquelle l’étudiant se suicide. Le tout, sans son et de façon inattendue. Ce qui nous donne une scène dépourvue d’artifice, ou plutôt, je préférerais trouver une meilleure analogie, à une scène « pure ». De plus, à plusieurs reprises durant le visionnement, on nous montre les performances d’un groupe de musique pop figurants de jeunes filles de 12 ans. Du à leur significations dans le scénario, je n’en dirais pas trop, mais j’ai trouvé cela très amusant et original. Ce qui m’emmène indirectement à mon troisième point, la musique, qui est tout simplement géniale. Mais ce qui vaut véritablement la peine dans cette bande sonore ce sont les chansons du groupe de musique mentionnée plus haut et celle interprétée durant la scène clin d’œil à A clockwork Orange.

Malheureusement, tout le reste laisse à désirer. Le scénario ne tient tout simplement pas debout. On nous présente des personnages qui finalement ne servent à rien, un personnage principal qui s’avère ne pas l’être, des dialogues beaucoup trop spirituels qui se perdent dans leurs propres philosophies et une narration confuse. À plusieurs reprises durant le visionnement, je me demandais ce qui ce passait. On nous emmène dans une direction pour finalement nous dire « Haaaa! Je t’ai eu, c’est pas là que l’on s’en allait ». Le problème c’est qu’au lieu de nous emmener d’un cul-de-sac à une belle autoroute où tout est beau et clair, on nous emmène dans un autre cul-de-sac. On dirait que Sono manquait d’idées pour finaliser certain aspect de son scénario, mais au lieu de le changer, il aurait préféré garder cela intact et finir ses segments de façon abrupte.

TLA Releasing resort Suicide Club en version intégrale dans un nouveau coffret intitulé Danger After Dark Collection. Le coffret inclus aussi les films 2LDK et Moon Child. Offert à un prix très abordable, ce coffret est idéal pour découvrir ses trois films cultes.

Finalement, je pourrais comparer Suicide Club à un long rhume pénible parsemé d’îlots de santé et de lucidité euphorique. Il est l’aspect le moins intéressant du coffret dont il fait parti.

  • Scary McLarry

  • Jisatsu Saakuru (titre original/Japon)
  • Suicide Circle (titre alternatif/international)

  • 2LDK (2002)
  • Moon Child (2003)

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