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TEEN WOLF
1985
RÉALISATION:Rod Daniel
SCÉNARIO: Jeph Loeb et Matthew Weisman
AVEC: Michael J. Fox, James Hampton, Susan Ursitti, Jerry Levine et Lorie Griffin
J’ai commencé par faire une critique dans laquelle je relatais l’importance de Michael J. Fox pour le cinéma Américain et qu’il fallait être indulgent envers Teen Wolf car c’était un produit de son époque, au même titre que The Wizard et compagnie. Et je détestais mon texte!! Je m’auto flagellais en me disant que j’étais le pire critique de tous les temps. Jusqu’à ce que je réalise que je me cassais la tête pour un film de loup-garou qui joue au basketball!
Scott est un jeune homme tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Joueur de basket moyen, ignoré par la fille de ses rêves et élève banal, il aimerait être quelqu’un d’autre. Tout basculera le jour ou il découvrira qu’il est en fait, un loup-garou! Ses nouveaux pouvoirs lui permettront de réaliser tous ses rêves les plus fous et il deviendra la nouvelle coqueluche de son école.
Avec un long métrage tel que Teen Wolf, il faut définitivement mettre la logique de côté. Un film où un jeune se transforme en loup-garou, drible avec son ballon comme un putain de pro et les gens l’applaudissent? Yeah right! Durant tout le long du film, personne ne se pose de questions à savoir, comment ça se fait, que les loups-garous existent? Aucune branche gouvernementale qui vient le kidnapper pour ouvrir Micheal J. Fox et regarder ce qu’il y a dedans? Personne qui s’essaie à lui tirer dessus avec une balle d’argent? Un loup-garou qui joue au basket-ball, qui torche toutes les équipes à lui tout seul et personne ne pense à dire « Come on, il y a un Teen Wolf dans leur équipe, c’est illégal »? Un coup que l’on accepte ce genre de logique, on peut se laisser doucement bercer par le film.
Outre cette logique farfelue, le scénario comporte aussi son lot de problèmes, tel que des éléments laisse pour compte sans expliquassions ou de terribles longueurs. Ça prend au moins un bon trois quarts d'heure avant que Scott ne se transforme. Durant ce temps, on nous balance des scènes de surf urbain, des partys inutiles qui n’avancent pas l’histoire ou des histoires d’amour qui n’en finissent plus. La plupart de ces moments sont bien rigolos, mais, tout comme Scott, on sent que quelque chose se prépare, une anticipation s’empare de nous. On sent que les choses sont sur le point de décoller, mais notre coït est sans cesse repoussé.
Et puis bang! Le tout nous explose dans la figure comme une giclée de bonheur lorsque le loup-garou fait son apparition. Dès lors, le film prend tout son sens et devient fou. Non seulement tous les événements qui s’ensuivent son les plus drôles et les plus amusants du film, mais le personnage du loup-garou en tant que tel est super charmant. De plus, Micheal J. Fox semble prendre allègrement son pied lorsqu’il est sous les traits du lycanthrope, s’éclatant totalement dans sa performance, ce qui ajoute encore plus de charme au film. Sans compter que le film est tout ce qu’il y a de plus cheesy, comme les bonnes vieilles comédies d’ado de son temps.
Mais Micheal n’est pas le seul acteur qui se donne à fond dans sa performance, il y a aussi Jerry Levine, un espèce de mélange entre un jeune Pee-Wee Herman et la présence folle de Corey Feldman et Jeremy Piven. Micheal et lui se tirent constamment la couverture entre eux à savoir qui est le plus divertissant des deux. Nul doute que Levine y est pour quelque chose dans le succès de Teen Wolf, outre la jolie petite gueule de chérubin de Micheal J. Fox.
Cependant, pour la réalisation, Teen Wolf perd plusieurs points, même malgré les standards de 1985. La réalisation ne met pas toujours Micheal J. Fox à son beau jour, et ce, malgré le charisme et la présence de l’acteur. De plus, Rod Daniel manque plusieurs occasions avec sa réalisation, par exemple, lorsque Scott se transforme en loup, il aurait pu ajouter une bande sonore au lieu de laisser un vide sonore. Aussi, lorsque ce dernier compte son premier panier en loup, il aurait pu lui faire fracasser le panier, afin de montrer sa puissance. Ainsi, en plus des longueurs du scénario, Daniel en ajoute des visuels, rendant le film parfois un tantinet sans saveur.
Ceux qui s’attendent à quelques minimes scènes d’horreur que ce soit seront déçus. Teen Wolf est peut-être à propos d’un loup-garou, mais l’horreur est absente… et on s’en fou! Par exemple, les premières scènes de transformations pointent plus vers le comique et le burlesque que le dégueulasse. Scott qui divague et ce voit changer en partie en loup-garou dans des situations gênantes ou s’aperçoit que ses mains sont couvertes de poil lorsqu’il est excité (beau clin d’œil au mythe que la masturbation qui fait pousser le poil sur les mains) remplace les scènes de transformation épeurante à la An American Werewolf in London. Surtout que le loup-garou semble être un restant de costume venu de
La Planète des Singes.
Teen Wolf est une contradiction en soi. Bien que le film soit loin d’être un chef-d'œuvre et ne mérite pas l’admiration qu’il reçoit, on ne peut nier que le long métrage est un divertissement à l’état pur et un classique. Après tout, on parle ici d’un film avec un loup-garou qui fait du break-dance!



• Teen Wolf (1986-1987, série animée)
• Teen Wolf Too (1987)
• Teen Wolf (2010, télésérie)


• I Was A Teenage Werewolf (1957)
• My Mom's A Werewolf (1989)
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