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THEY'RE PLAYING WITH FIRE1984
RÉALISATION: Howard Avedis Les années 80 ont été une source inépuisable de slashers. Lorsqu'on croit les avoir tous vus, il y a toujours un distributeur qui sort une énergumène des boules à mites! C'est le cas de They're Playing With Fire, un slasher mi-érotique ayant comme principale mission d'exploiter les courbes de Sybil Danning (Howling 2, Grindhouse). Joey a du mal à croire que son professeur, la plantureuse Diane Stevens, l'ait invité sur son yacht. Il est encore plus bouche bée lorsqu'elle se dévêtit et l'invite à la rejoindre dans sa chambre! Cette séduction était préalablement élaborée par Diane et son mari dans le but d'exploiter le jeune élève. C'est ainsi que Joey accepte d'aller simuler un cambriolage chez la belle-mère de Diane. Le plan consiste à effrayer la vieille dame au point qu'elle déménage et lègue sa magnifique demeure. La stratégie tourne mal lorsque la dame est assassinée par un homme masqué. Joey et Diane et son mari s'accusent à tour de rôle, mais devront s'allier lorsque le tueur frappe à nouveau! Démarrant avec une chanson thème écrite expressément pour le film, They're Playing With Fire joue effectivement avec le feu! Alternant entre deux genre sans jamais réussir à les fusionner, Howard Avedis (Mortuary) livre un film bien intentionné, mais narrativement malhabile. They're Playing With Fire démarre comme un thriller érotique typique de son époque. Huit minutes s'écoulent avant que Danning se dévêtisse, brandissant ainsi les deux plus grosses qualités du film!! Avedis vise clairement un public d'adolescents en chaleur et sur ce point, on ne peut l'accuser de ne pas livrer la marchandise! Les scènes de sexe, de meurtres ainsi que quelques moments cocasses s'entremêlent allègrement. Tête d'affiche du film, Danning semble tout fière de s'exhiber et son personnage ne rate aucune occasion pour montrer de la peau! Par contre, l'actrice beau être sexy et provocante, les scènes de sexe la mettant en vedette sont amateurs et embarrassantes! Bien que ce ne soit pas intentionnel, le contenu sexuel du film semble tout droit tiré de la série Porky's! Eric Brown, l'acteur qui personnifie Joey est quant à lui mal-à-l'aise dans ce genre de scène et la réalisation est loin de l'avantager. Au moins, le film ne repose pas entièrement sur les nichons de madame Danning! À la marque des 45 minutes, le scénario prend un curieuse tournure, introduisant un tueur masqué, qui n'est pas sans rappeler ceux de la vague post-Halloween. Avedis n'est pas plus habile avec ce genre, mais le côté horreur de They're Playing With Fire donne un second souffle au film. Le scénario co-écrit par Avedis et Marlene Schmidt récupère sans gène les clichés de l'époque. Du frère évadé d'un asile en passant par l'assassinat de la salope de l'école, le duo de scénaristes n'en rate pas une! Côté meurtres, c'est très ordinaire, mais la coordination un peu gauche de ceux-ci ne fait qu'ajouter au divertissement! La scène où le tueur, habillé en Père Noël, frappe sa victime à coup de bâton de baseball, est à voir! Au final, c'est cette exploitation maladroite des deux styles, additionné de la nostalgie des années 80, qui rendent They're Playing With Fire plus divertissant qu'il ne devrait l'être. Sortit dans une décennie qui nous a donné les meilleurs, mais aussi les pires slashers, la qualité d'une oeuvre aussi obscure que They're Playing With Fire est assez surprenante. Pour ceux qui croient avoir tout vu en matière de slasher des années 80, They're Playing With Fire vaut certes le détour, si ce n’est que pour satisfaire votre curiosité. Le film est distribué par Anchor Bay.
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