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THE THIRST2007
RÉALISATION: Jeremy Kasten Pour son troisième film, Jeremy Kasten (All Souls Day: Dia De Los Muertos) a tenté de réaliser une version trash de Buffy The Vampire Slayer. Pour se faire, il a d’ailleurs engagé plusieurs acteurs secondaires de la populaire série et même l’un des directeurs photo ayant travaillé sur la quatrième et la cinquième saison. Mais malgré toutes ses bonnes intentions, le film de Kasten ne réussira probablement jamais à atteindre la popularité du ‘‘bébé’’ de Joss Whedon. Peu après avoir fait une overdose, Lisa se suicide. Son petit ami, Maxx, commence alors à se renfermer sur lui-même et ne parle plus à personne. Deux de ses amis décident de lui changer les idées et l’amènent dans un club sadomasochiste du nom d’Inferno. Sur les lieux, Maxx aperçoit une femme danser et est convaincu qu’il s’agit de sa défunte petite amie. Plus tard, il décide de retourner sur place pour la voir et il apprend alors qu’elle est ressuscitée en vampire. Malheureusement pour lui, la nouvelle bande de Lisa arrive dans l’endroit afin de se rafraîchir le gorgoton et éliminent la plupart des gens présents! Maxx aura alors le choix entre être tué ou devenir l’un d’entre eux. Ayant la possibilité de vivre pour l’éternité auprès de sa bien-aimée, il opte pour le second choix. Cependant, il découvrira assez rapidement que la vie de vampire n’est pas aussi belle qu’il le croyait! L’un des principaux défauts de The Thirst provient de la réalisation inégale du métrage. Parfois l’image est fade et les plans douteux, alors que parfois, les plans sont très originaux et l’ambiance digne de films comme Black Sabbath ou Inferno (le nom du club n’est sûrement pas un hasard!). D’autres fois, le montage est nerveux et saccadé et le métrage a alors beaucoup plus en commun avec Saw II ou See No Evil. C’est un peu comme si plusieurs réalisateurs avaient chacun tourné quelques scènes séparément et qu’on avait assemblé le tout ensemble. La musique, suivant la tendance, est également inégale et aucun des morceaux ne semble concorder avec les autres. Que ce soit de la musique techno, du métal industriel, du rock ou de la musique classique, tout y passe. Et ils ne collent pas tous bien à la peau du film! Cependant, dans la deuxième partie du film, Kasten parvient à mieux maîtriser sa technique et réussit finalement à rendre homogène les différents styles. L’atmosphère est étouffante, l’éclairage est très coloré, tout en ayant une image sale et glauque. En plus de contenir un vibrant hommage à The Texas Chain Saw Massacre, le film offre ce que tous les amateurs réclament : du GORE! Les vampires sont sans pitié et le réalisateur n’a pas peur de faire gicler le sang! À défaut d’être un Dead Alive ou un Premutos, The Thirst est plus que satisfaisant sur ce point. D’ailleurs, l’une des scènes de carnage dans un bar n’est pas sans rappeler l'excellent From Dusk Till Dawn, à la seule différence que nous nous trouvons dans la peau des vampires, et non de leurs opposants. Malheureusement, la finale perd de sa puissance et, sans retomber au niveau du commencement du film, elle est plutôt décevante et aurait pu être meilleure. Un point intéressant est la métamorphose de Maxx en vampire. Malgré qu’elle aurait pu être mieux approfondie et que le personnage n’ait pas la personnalité suffisamment modifiée, son évolution est néanmoins intéressante. Au départ, on le voit profiter au maximum de ses nouvelles capacités et réellement prendre goût à son état. Sur ce point, The Thirst fait un peu penser à The Lost Boys, en montrant que les vampires aussi savent s’amuser, quoi que peut-être d’une façon plus sadique que dans le métrage de Joel Schumacher. La relation entre Maxx et Lisa est aussi intéressante, mais pas suffisamment approfondie, le réalisateur semblant préférer glisser de l’érotisme dans son film. Ce qui est le plus dommage avec The Thirst est que le métrage contient quelques éléments qui auraient pu en faire un chef d’œuvre et un classique, mais la réalisation inégale et parfois maladroite l’empêche de réellement se démarquer. Si Kasten a tenté d’imiter l’ambiance de Buffy The Vampire Slayer, il a modérément réussit, mais il aurait gagné à se défaire de cette contrainte et à mieux se laisser aller. Néanmoins, il démontre un grand potentiel et il pourrait bien nous réserver quelques surprises dans le futur.
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