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THE TRIPPER2007
RÉALISATION: David Arquette Au début des années 2000, la popularité du slasher a diminué considérablement. Après une surexploitation créée par la vague post-Scream, il faut dire que le genre avait grandement besoin de repos!! Mais voilà que depuis quelques temps, de jeunes cinéastes se trempent au genre dans le but de percer dans le marché saturé du cinéma d'horreur! Ce fut le cas de Scott Glosserman (Behind The Mask), Adrián García Bogliano (Rooms For Tourists) et Adam Green (Hatchet) pour ne nommer que ceux-là. C'est aussi la voie empruntée par David Arquette qui, après une carrière d'acteur bien remplie, a décidé de tenter sa chance derrière la caméra. The Tripper met en scène une bande de "hippies" en route vers un festival de musique où la mentalité libertine des années 60 est à l'honneur. Les festivités sont rapidement interrompues par un tueur portant un masque à l'effigie de l'ancien président américain Ronald Reagan! L'émule démoniaque du président, surnommé Ronnie, s'en donne à coeur joie dans ce troupeau de hippies, massacrant sans pitié tout ce qui bouge! Ronnie ne se gêne pas non plus pour moraliser les jeunes et proférer de la propagande républicaine!! George W. Bush en serait fier!! Au vu des premières scènes de The Tripper, il ne fait aucun doute que David Arquette apprécie le genre, mais surtout qu'il connaît les multiples facettes du slasher. Pour son premier film en tant que réalisateur, l'acteur popularisé par la trilogie Scream a lâché lousse sa personnalité excentrique pour accoucher d'une comédie d'horreur éclatée! D'emblée, le synopsis ne cache pas les allégeances politiques du cinéaste, qui écorche vivement le parti républicain. Le cinéma d'horreur a toujours été un excellent médium pour les critiques politiques ou sociales, mais rarement ont-elles été aussi peu subtiles! Un tueur qui personnifie Ronald Reagan et un cochon nommé George W... fallait y penser!!! Malgré son parfum socio-politique, The Tripper n'est pas très lourd intellectuellement et demeure un slasher à l'ancienne agréable à regarder, à défaut d'être totalement accompli. Sous la tutelle de Wes Craven, Arquette a énormément appris et ça paraît. Le réalisateur-recrue a su bien doser les moments horrifiques avec un suspense soutenu. Les "faux-sauts", dans lesquels un personnage arrive par derrière pour surprendre le protagoniste et les spectateurs sont aussi utilisés à bon escient. S'il est vrai qu'Arquette manque souvent d'ingéniosité au niveau technique, ses bonnes intentions et son scénario loufoque compensent. La plus grande réussite du film est la façon dont il baigne dans une atmosphère psychédélique propre aux hippies. À ma connaissance, The Tripper est un des seuls slashers à évoluer dans de telles circonstances. D'un autre côté, le scénario comporte beaucoup trop de distractions pour une narration aussi simple. Mis à part les hippies qui font face à Reagan, le film nous présente le maire de la ville, l'organisateur du festival, le shérif, son assistant bouffon, des musiciens, des spectateurs, l'ancien copain d'un personnage central, le fou du village, des rednecks sortis tout droit de Cabin Fever et... des chiens enragés!! Bref, ça fait beaucoup de personnages sur lesquels Arquette et son co-scénariste passent trop de temps. En alternant sans arrêt entre chacun d'entre eux, le film ne trouve jamais le rythme adéquat. Aussi, pour un slasher, The Tripper ne contient pas grand chose qui le démarque de ses compatriotes. Le niveau de gore est respectable et les meurtres sont corrects. En fait, il n'y a aucun moment du film qui est marquant. Malgré une idée de départ intéressante, The Tripper se contente de l'étiquette de l'archétype du slasher typique sans jamais tenter de faire mieux. Pour les amateurs du genre, The Tripper vaut néanmoins le détour. Le lot de carnage et les scènes de meurtres sont assez satisfaisants pour justifier une location. Par contre, la qualité de réécoute n'est pas très élevée. À voir une fois, pour la forme!
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